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mercredi 17 mars 2010

PRIÈRES D'ABANDON, DON DE SOI-MÊME, MESSE INTÉRIEURE

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PRIÈRES D'ABANDON
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DON DE SOI-MÊME
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PRIÈRE D'ABANDON suivie de LA PETITE MESSE INTÉRIEUR

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PRIÈRES D'ABANDON
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CHARLES DE FOUCAULT
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Mon PÈRE,
Je m'abandonne à toi,
Fais de moi ce qu'il te plaira.
Quoi que tu fasses de moi,
Je te remercie.
Je suis prêt à tout, j'accepte tout,
Pourvu que ta volonté
Se fasse en moi,
En toutes tes créatures,
Je ne désire rien d'autre, mon DIEU.
Je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, mon DIEU,
Avec tout l'amour de mon cœur,
Parce que je t'aime,
Et que ce m'est un besoin d'amour
De me donner,
De me remettre entre tes mains sans mesure,
Avec une infinie confiance
Car tu es mon PÈRE
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BIENHEUREUX CHARLES DE FOUCAULT (1858/1916)
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SAINTE ÉDITH STEIN
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Laisse-moi, Seigneur, marcher sans voir sur les chemins qui sont les tiens. Je ne veux pas savoir où tu me conduis. Ne suis-je pas ton enfant ?
Tu es le PÈRE de la Sagesse et aussi mon PÈRE. Même si tu me conduis à travers la nuit, tu me conduis vers toi.
Seigneur, laisse arriver ce que tu veux : je suis prête, même si jamais tu ne me rassasies en cette vie. Tu es le Seigneur du Temps.
Fais tout selon les plans de la Sagesse. Quand doucement tu appelles au sacrifice, aide-moi, oui, à l’accomplir. Laisse-moi dépasser totalement mon petit moi, pour que morte à moi-même, je ne vive plus que pour toi !
SAINTE ÉDITH STEIN (1891/1942)
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JEAN-PAUL II
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Seigneur, voilà plus de soixante-cinq ans que Tu m'as fait le don inestimable de la vie, et depuis ma naissance, Tu n'as cessé de me combler de tes grâces et de ton amour infini. Au cours de toutes ces années se sont entremêlés de grandes joies, des épreuves, des succès, des échecs, des revers de santé, des deuils, comme cela arrive à tout le monde. Avec ta grâce et ton secours, j'ai pu triompher de ces obstacles et avancer vers Toi. Aujourd'hui, je me sens riche de mon expérience et de la grande consolation d'avoir été l'objet de ton amour. Mon âme te chante sa reconnaissance.
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Mais je rencontre quotidiennement dans mon entourage des personnes âgées que Tu éprouves fortement : elles sont paralysées, handicapées, impotentes et souvent n'ont plus la force de Te prier, d'autres ont perdu l'usage de leurs facultés mentales et ne peuvent plus T'atteindre à travers leur monde irréel. Je vois agir ces gens et je me dis : «Si c'était moi ?» Alors, Seigneur, aujourd'hui même, tandis que je jouis de la possession de toutes mes facultés motrices et mentales, je T'offre à t'avance mon acceptation à ta sainte volonté, et dès maintenant je veux que si l'une ou l'autre de ces épreuves m'arrivait, elle puisse servir à ta gloire et au salut des âmes. Dès maintenant aussi, je Te demande de soutenir de ta grâce les personnes qui auraient la tâche ingrate de me venir en aide.
Si, un jour, la maladie devait envahir mon cerveau et anéantir ma lucidité, déjà, Seigneur, ma soumission est devant Toi et se poursuivra en une silencieuse adoration. Si, un jour, un état d'inconscience prolongée devait me terrasser, je veux que chacune de ces heures que j'aurai à vivre soit une suite ininterrompue d'actions de grâce et que mon dernier soupir soit aussi un soupir d'amour. Mon âme, guidée à cet instant par la main de MARIE, se présentera devant Toi pour chanter tes louanges éternellement.
JEAN-PAUL II (1920/2005)
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SAINT IGNACE DE LOYOLA
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Prenez dans vos mains, Seigneur, ma liberté entière ;
Recevez ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté.
Tout ce que j'ai
Tout ce que je possède,
C'est vous qui me l'avez donné.
Je vous le rends et vous le livre sans réserve ;
Pour le soumettre entièrement à votre Volonté.
Donnez-moi seulement Votre Amour et votre Grâce
Et je serai suffisamment comblé.
Je ne demande rien au-delà.

SAINT IGNACE DE LOYOLA (1491/1556)
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SAINTE THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS ET DE LA SAINTE FACE
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O mon DIEU ! TRINITÉ Bienheureuse, je désire vous aimer et vous faire aimer, travailler à la glorification de la Sainte Église en sauvant les âmes qui sont sur la terre et en délivrant celles qui souffrent dans le purgatoire.
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Je désire accomplir parfaitement votre volonté et arriver au degré de gloire que vous m'avez préparé dans votre royaume ; en un mot je désire être sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande, o mon DIEU, d'être vous-même ma sainteté.
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Puisque vous m'avez aimée jusqu'à me donner votre FILS unique pour être mon Sauveur et mon Époux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi ; je vous les offre avec bonheur, vous suppliant de ne me regarder qu'à travers la Face de JÉSUS et dans son Cœur brûlant d'amour.
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Je vous offre encore tous les mérites des saints qui sont au ciel et sur la terre, leurs actes d'amour et ceux des saints anges ; enfin, je vous offre, o Bienheureuse TRINITÉ, l'amour et les mérites de la SAINTE VIERGE, ma MÈRE chérie ; c'est à elle que j'abandonne mon offrande, la priant de vous la présenter. Son divin FILS, mon Époux bien-aimé, aux jours de sa vie mortelle, nous a dit : «Tout ce que vous demanderez à mon PÈRE en mon Nom, il vous le donnera !» Je suis donc certaine que Vous exaucerez mes désirs ; je le sais, o mon DIEU, plus vous voulez donner, plus vous faites désirer. Je sens en mon cœur des désirs immenses et c’est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah! Je ne puis recevoir la Sainte Communion aussi souvent que je le désire, mais Seigneur, n’êtes-vous pas le Tout-Puissant ? Restez en moi, comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie…
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Je voudrais vous consoler de l’ingratitude des méchants et je vous supplie de m’ôter la liberté de vous déplaire ; si, par faiblesse, je tombe quelquefois, qu'aussitôt votre divin regard purifie mon âme, consumant toutes mes imperfections comme le feu qui transforme toutes choses en lui-même.
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Je vous remercie, Ô mon DIEU, de toutes les grâces que vous m’avez accordées, en particulier de m’avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C’est joie que je vous contemplerai au dernier jour portant le sceptre de la Croix ; puisque vous avez daigné me donner en partage cette Croix si précieuse, j’espère au Ciel vous ressembler et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion.
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Après l’exil de la terre, j’espère aller jouir de vous dans la Patrie, mais je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel, je veux travailler pour votre seul amour, dans l’unique but de vous faire plaisir, de consoler votre Cœur Sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement.
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Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. Je veux donc me revêtir de votre propre Justice et recevoir de votre Amour la possession éternelle de vous-même. Je ne veux point d’autre trône et d’autre Couronne que vous, o mon Bien-Aimé ! A vos yeux, le temps n’est rien, un seul jour est comme mille ans ; vous pouvez donc en un instant me préparer à paraître devant vous.
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Afin de vivre dans un acte de parfait amour, je m’offre comme victime d’holocauste à votre Amour miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinies qui sont renfermés en vous, et qu’ainsi je devienne martyre de votre Amour, o mon DIEU !
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Que ce martyre, après m’avoir préparé à paraître devant vous, me fasse enfin mourir et que mon âme s’élance sans retard dans l’éternel embrassement de votre miséricordieux Amour.
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Je veux, o mon Bien-Aimé, à chaque battement de mon cœur, vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois, jusqu’à ce que, les ombres s’étant évanouies, je puisse vous redire mon amour dans un face à face éternel !
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SAINTE THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS ET DE LA SAINTE FACE (1873/1897)
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MARTHE ROBIN
http://prophetesetmystiques.blogspot.fr/2010/02/propheties-de-papes.htm LIRE
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Seigneur mon DIEU, vous avez tout demandé à votre petite servante ; prenez donc et recevez tout. En ce jour, je me remets à vous sans réserve et sans retour
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MARTHE ROBIN (1902/1981)
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SAINTE THÉRÈSE D'AVILA
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Je suis à toi, Seigneur,
pour toi je suis née,
pour toi je veux vivre ;
Seigneur, que veux tu de moi ?
Je suis à toi car tu m'as créée,
je suis à toi car tu m'as appelée,
je suis à toi car tu m'as attendue,
sans toi, Seigneur, je me serais perdue,
DIEU, Miséricorde, Éternelle Sagesse.
Voici mon corps, ma vie et mon âme,
je les remets entre tes mains,
à toi pour toujours je me suis consacrée,
que veux tu m'ordonner, ô bon Maître ?
toi dont l'amour chaque jour nous rachète.
Donne moi la mort ou la vie,
donne moi l'ombre ou la gloire,
donne moi le combat ou la paix,
donne à ma vie la faiblesse ou la force,
à tout je dis : Oui.
Donne moi pauvreté ou richesse,
donne moi la source ou le désert,
donne moi la joie ou la tristesse,
donne moi les épreuves ou donne moi le ciel,
ma douce vie, soleil sans nuage.
Seigneur, si tu me veux dans la joie,
par amour pour toi je veux me réjouir,
si tu me fais porter le poids du jour,
pour toi je veux mourir à la peine,
dis moi. où, dis moi comment.
SAINTE THÉRÈSE D'AVILA (1515/1582)
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L'OFFRANDE D'AMOUR
d'après la vénérable CONCEPTIÓN CABRERA DE ARMIDA
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SURNOMMÉE «LA GRANDE CONCHITA»
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L'acte principal de l'Incarnation mystique est une offrande qui réalise, non pas en deux actes mais dans un même élan indivisible, l'offrande du CHRIST à son PÈRE et, en union avec Lui, par Lui et en Lui, l'offrande totale de notre propre vie pour le salut du monde et la plus grande gloire de la TRINITÉ ; le mouvement principal consiste dans l'oblation du VERBE à son PÈRE, accompagné de l'offrande personnelle et inséparable de nous-mêmes, celle-ci sans réserve, continuellement renouvelée, portant sur tout notre être, au cours de toutes les étapes de notre vie spirituelle, en union avec le CHRIST..
Le Seigneur a clairement expliqué, à maintes reprises, ce double aspect de l'unique offrande d'amour du CHRIST
avec son Église. Mais cette offrande d'amour, quintessence de la spiritualité de la Croix, n'est qu'une oblation indivisible du VERBE incarné et de tous les membres de son corps mystique. Le CHRIST était seul sur la Croix à s'offrir à son PÈRE en expiation de tous les péchés du monde : 
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maintenant, Il s'offre avec toute son Église, consciente de l'unité de cette offrande d'amour du CHRIST total.
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«Le VERBE ne s'est incarné et ne s'incarne encore dans les âmes que pour être crucifié. C'est la fin de toutes les incarnations mystiques... Ton VERBE vient de s'incarner mystiquement dans ton cœur.... Pour y être continuellement sacrifié non sur un autel de pierre, mais dans un temple vivant de l'ESPRIT-SAINT, par un prêtre et une victime qui, en une grâce inconcevable, a reçu de pouvoir participer à l'amour du Père. En effet, le PÈRE veut que Moi-même, uni à ton âme de victime, Je fasse que tu me sacrifies et m'immoles avec l'amour même du PÈRE en faveur d'un monde qui a besoin de ce choc spirituel et d'une grâce de ce genre pour se convertir, embrasser la Croix et se sauver.»
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(22 octobre 1907)
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L'âme ainsi crucifiée est appelée à vivre, non avec les perspectives étroites de ses soucis quotidiens, mais en union avec le CHRIST et sous les vastes horizons de la Rédemption du monde. Sa vie est valorisée à l'infini ; bien qu'elle soit si peu de chose par elle-même, elle acquiert une valeur infinie de glorification de DIEU et de salut des hommes à cause de son union avec la Personne même du VERBE incarné, Prêtre et Hostie. D'où l'incalculable valeur apostolique d'une telle vie. C'est le secret de la fécondité sans limites de la communion des saints. L’existence obscure et silencieuse de la MÈRE DE DIEU, au soir de sa vie, revêtait dans l'application des mérites du CHRIST, au bénéfice de l’Église naissante, une immense valeur co-rédemptrice incomparablement supérieure à tous les travaux des apôtres et aux souffrances de tous les martyrs.
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«L'incarnation mystique -déclarait le Seigneur- a pour fin l'offrande de moi-même dans ton cœur, comme victime expiatoire arrêtant à chaque instant la justice divine et obtenant les grâces du ciel.»
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(2 février 1911)
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L'ÉGLISE ET LE CHRIST NE FONT QU'UN DANS UNE MÊME ŒUVRE DE RÉDEMPTION
d'après la vénérable CONCEPTIÓN CABRERA DE ARMIDA
SURNOMMÉE «LA GRANDE CONCHITA»
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«CECI EST MON CORPS»
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«J'ai renouvelé mon offrande à la volonté de DIEU et je lui ai dit -Seigneur, j'accepte cette grâce de l'incarnation mystique avec toutes ses conséquences de joies et de peines, puisque Tu le veux ainsi et non parce que j'en suis digne.-
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Insistant sur ce que Lui-même indiquera de la manière d'employer cette grâce, Il m'a dit :
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«La fin principale de cette grâce est une transformation qui unisse tes vouloirs aux miens, ta volonté à la mienne, ton immolation à la mienne. Toute pure et toute sacrifiée dans ton corps et dans ton âme, tu dois t'offrir et M'offrir au PÈRE céleste à chaque instant, à chaque respiration, en faveur d'abord de mes prêtres et de mon Église, puis des Œuvres de la Croix, du monde entier, des bons et des méchants. Tu dois te transformer en charité, c'est à dire en Moi, qui suis tout Amour, tuant le «vieil homme», ne faisant avec Moi qu'un seul cœur, et une seule volonté»
«Ceci est mon Corps, ceci est mon Sang» Je répète cela au PÈRE éternel, à chaque instant, sur les autels.
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«Rends-toi digne, autant que possible, d'offrir ton corps, ton sang, ton âme et tout ce que tu es, comme je te l'ai dit, en union avec cette immolation continuelle en faveur du monde. Reproduis ma vie en toi avec la marque du sacrifice, devenant un holocauste vivant à sa gloire. Seule, tu ne vaux rien, mais en union avec Moi tu accompliras ta mission sur terre en sauvant les âmes dans un holocauste secret connu de DIEU seul. La fin de l'incarnation mystique c'est la fusion de ma vie en toi, selon tout son déroulement sur la terre. Laisse-toi faire, t'ai-Je dit un jour, et aujourd'hui Je te répète : laisse-Moi venir à toi, et t'identifier avec Moi et te transformer par le moyen de ma vie divine dans ton cœur. Laisse-moi te posséder, te simplifier en DIEU, dans notre indivisible unité par l'ESPRIT-SAINT.
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J'attends tout cela de toi pour la réalisation de mes desseins très élevés. Si tu y correspond, tu seras le canal de nombreuses grâces pour le monde, car ce ne sera plus toi seule qui demandes et qui t'immoles mais Moi en toi, attirant dons et charismes pour les âmes. Tu dois sauver beaucoup d'âmes, les conduire à la perfection, attirer des vocations, obtenir pour les prêtres beaucoup de faveurs céleste, mais tout cela par le moyen que je t'ai donné, c'est-à-dire par le Verbe avec l'ESPRIT-SAINT.»
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(30 juin 1914)
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«Je veux que tu soies mon hostie et que tu aies l'intention, renouvelée le plus souvent possible de jour et de nuit, de t'offrir avec Moi sur toutes les patènes de la terre. Je veux que transformé en Moi par la souffrance, par l'amour et par la pratique de toutes les vertus, monte vers le ciel ce cri de ton âme en union avec Moi :.
«Ceci est mon Corps, ceci est mon Sang»
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Ainsi ne faisant qu'un par l'amour et la souffrance avec le VERBE Incarné, avec ses mêmes intentions d'amour, tu obtiendras des grâces pour le monde entier, tu m offriras Moi-même et toi aussi tu t'offriras, avec le ESPRIT-SAINT
et par MARIE, au PÈRE éternel.
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Telle est la fin et l'essence de mes œuvres de la Croix : un rassemblement de victimes unie à la grande Victime, Moi-même, toutes pures, sans le levain de la concupiscence ; elles seront marquées par le reflet de ma Passion, afin que s'élève vers le ciel un cri unanime :
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«Ceci est mon Corps, ceci est mon Sang»
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Transformées en prêtres en union avec le Prêtre éternel, elles offriront au ciel, en faveur de l’Église et des prêtres, leurs frères, leurs corps crucifiés ne formant qu'un seul Corps avec le mien, parce qu'ils sont les membres de Celui qui est la Tête, le Christ Rédempteur..
...une seule Hostie, une seule Victime un seul Prêtre s’immolant et M'immolant dans ton cœur en faveur du monde entier. Le PÈRE recevra avec complaisance cette offrande présentée par l'ESPRIT-SAINT, et les grâces du ciel descendront comme une pluie sur la terre.
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Voilà le noyau central, le centre, l'ensemble concret et l'essence de mes Œuvres de la Croix. Il est évident que mon immolation, à elle seule, suffit et avec surabondance pour apaiser la justice de DIEU. Le plus pur christianisme, la fleur de l’Évangile, est-ce autre chose qu'unir toutes les victimes en une seule, toutes les souffrances, toutes les vertus et tous les mérites dans l'UN, c'est à dire en Moi, afin que tout cela prenne de la valeur et obtienne des grâces ? Que vise l'ESPRIT-SAINT dans mon Église sinon à former en Moi l'unité des volontés, des souffrances et des cœurs dans mon Cœur ? Quel fut le désir de mon cœur au cours de ma vie, sinon de réaliser l'unité en Moi par la charité, par l'amour ? Pourquoi le VERBE est-il descendu en ce monde sinon pour former avec sa Chair et son Sang très pur un seul sang afin d'expier et gagner les âmes ? 
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L'Eucharistie a-t-elle un autre but que d'unir les corps et les âmes avec Moi, en les transformant et les divinisant ?
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Ce n'est pas seulement sur les autels de pierre, mais dans les cœurs, ces temples vivants de l'ESPRIT-SAINT, que l'on doit offrir au ciel cette victime en Lui ressemblant, les âmes elles aussi s'offrant en hosties, en victimes.....DIEU en sera profondément touché.»
(6 juin 1916)
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En définitive l'offrande d'amour est l'exercice continuel du
«sacerdoce royal» du Peuple de DIEU» .
Si l'on relit attentivement les textes bibliques et les passages classiques de SAINT PIERRE
et de SAINT PAUL sur le «sacerdoce des fidèles» on verra que cette doctrine est de l'essence même du christianisme..
SAINT PIERRE rappelle aux premiers chrétiens leur
«sacerdoce saint» en vue d'offrir des sacrifices spirituels, agréables à DIEU par JÉSUS-CHRIST (I PIERRE 2,5)
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BIENHEUREUSE ÉLISABETH CANORI MORA (1774-1825)
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MARIE lui ordonna d'offrir le sang de son FILS au PÈRE éternel et ajouta :
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«Joins à cette offrande celle de tes douleurs et de tes afflictions, ainsi que l'amour dont ton cœur est pénétré»
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PRIÈRE D'ABANDON suivie de LA PETITE MESSE INTÉRIEURE
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Seigneur, mon DIEU, Roi du ciel, par les mains de la très SAINTE VIERGE MARIE, je te donne mon âme, mon esprit, ma vie, ce que je suis, ce que j'ai, mes misères, mes péchés, mes joies, mes peines, ma mémoire, mon intelligence, ma volonté..
Je suis la servante du Seigneur qu'il soit fait selon sa volonté.
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Seigneur mon DIEU, Roi du ciel, par les mains de la très SAINTE VIERGE MARIE, je te donne mon corps et ma santé, je te donne mon cœur qui ne bat que pour toi et je te demande de mettre ton cœur à la place du mien pour que j'aime avec ton cœur, que je vois avec tes yeux et que tu parles par ma bouche.
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Possède-moi selon l'étendue de ton bon plaisir
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PÈRE, je vous demande d'accepter cette petite messe intérieure pour l'Église, le monde. Qu'elle nous attire à vous, nous conduise à vous par la voie de la sainteté et nous soutienne dans nos épreuves.
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PÈRE, je vous présente le calice qui est mon cœur et qui contient le corps de notre Seigneur JÉSUS-CHRIST.
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ESPRIT-SAINT, je vous demande d'offrir à DIEU notre PÈRE, le calice qui est mon cœur et qui contient le corps de notre Seigneur JÉSUS-CHRIST.
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Voici le corps de notre Seigneur JÉSUS-CHRIST livré pour nous.
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PÈRE, je vous présente le calice qui est mon cœur et qui contient le sang de notre Seigneur JÉSUS-CHRIST.
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ESPRIT-SAINT, je vous demande d'offrir à Dieu notre PÈRE, le calice qui est mon cœur et qui contient le sang de notre Seigneur JÉSUS-CHRIST.
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Voici le sang de notre Seigneur JÉSUS-CHRIST versé pour nous.
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PRODIGES EUCHARISTIQUE
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LE DON DE SOI-MÊME par le Vénérable PÈRE
MARIE-EUGÈNE DE
L'ENFANT-JÉSUS
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«Quelle force renferme ce don... Il ne 

peut manquer d'attirer le 

Tout-Puissant à ne faire qu'un avec 

notre bassesse». 1.
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Au témoignage de SAINTE THÉRÈSE, toute l'ascèse qu'elle propose dans le CHEMIN DE PERFECTION se résume dans la réalisation parfaite du don de soi :
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«Tous les conseils que je vous ai donnés dans ce livre, écrit-elle, n'ont qu'un but, celui de vous mener à vous livrer complètement au Créateur, à Lui remettre votre volonté et à vous détacher des créatures...
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...Par là en effet, nous nous disposons à arriver promptement au terme de notre course, et à boire l'eau vive de la source dont nous avons parlé. Si nous n'abandonnons pas complètement notre volonté au Seigneur, pour qu'il prenne Lui-même soin de tous nos intérêts, Il ne nous laissera jamais boire à cette fontaine». 2.
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Cette relation étroite entre la contemplation et le don de soi est maintes fois affirmée par la Sainte. Aux premières grâces contemplatives, l'âme doit répondre par ce don complet, sinon ces grâces ne sont renouvelées que d'une façon passagère :
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«Si nous ne nous donnons pas à Sa Majesté avec le même amour qu'elle se donne à nous, elle nous accorde une grande grâce en nous laissant dans l'oraison mentale et en nous faisant visite de temps en temps comme à des ouvriers de sa vigne. Quant aux autres, ils sont traités en enfants chéris». 3.
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Mais que de réticences et de lenteurs dans la réalisation de ce don de soi, qui doit être absolu pour attirer les dons pleiniers de DIEU :
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«Nous sommes si lents à faire à DIEU le don absolu de nous-mêmes que nous n'en finissons plus de nous préparer à cette grâce (véritable amour)... Il nous semble que nous donnons tout à DIEU. Or, nous ne Lui offrons que les revenus et les fruits, tandis que nous gardons pour nous le fonds et la propriété». 4.
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Telle est la vérité pratique qui réclame notre attention et nos réflexions :
«Nous n'en finissons jamais de faire à DIEU le don absolu de nous-mêmes. Aussi il ne nous donne pas tout d'un coup un tel trésor». 5.
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Des affirmations claires et fortes, mais générales, ne suffisent pas en un sujet où l'illusion se glisse si aisément ; nous devons affermir notre conviction sur la nécessité du don de soi et préciser les exigences divines sur la façon dont il doit être fait.
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A. NÉCESSITÉ ET EXCELLENCE DU DON DE SOI
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le premier motif du don de soi
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I. C'est SAINTE THÉRÈSE qui indique le premier et fondamental motif qui fait du don de soi une nécessité :
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«DIEU ne force pas notre volonté, écrit la Sainte, Il prend ce que nous Lui donnons. Mais il ne se donne pas complètement tant que nous ne sommes pas donnés à Lui d'une manière absolue. Voilà un fait certain. Comme cette vérité est extrêmement importante, je ne saurais trop vous la rappeler. Le Seigneur ne peut agir librement dans l'âme que quand il la trouve dégagée de toute créature et toute à Lui ; sans cela, je ne sais comment il le pourrait, Lui qui est si ami de l'ordre». 1.
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Maître absolu de toutes choses comme Créateur, DIEU pourrait user de ses droits, pour contraindre les créatures à réaliser sa volonté. En fait, il conduit les êtres par des lois conformes à leur nature et qui respectent les dons qu'Il leur a faits. A l'homme doué d'intelligence et de volonté libre, Dieu dictera sa volonté par la loi morale qui s'adressera à l'intelligence et respectera la liberté. «DIEU ne force pas notre volonté», souligne SAINTE THÉRÈSE. Plutôt que de la contraindre, il préfère affronter le risque d'un échec partiel de ses desseins et devoir en modifier l'ordonnance, ainsi qu'il arriva après la révolte des anges et la chute de l'homme.
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L'homme tyrannise parfois son semblable. DIEU notre maître souverain exalte la valeur et la puissance des facultés qu'Il a mises en notre nature. La part qu'Il laisse à leur action dans ses desseins les plus sublimes est si importante que nous en sommes déconcertés lorsqu'elle se découvre à nous. La coopération libre de l'homme sera en effet une condition nécessaire de la réalisation des décrets éternels de la miséricorde divine.
C'est ainsi qu'avant de réaliser l'Incarnation de son VERBE, le premier anneau de la chaîne admirable des mystères chrétiens, DIEU veut s'assurer le consentement de celle qu'Il a choisie comme coopératrice. Il dépêche l'archange GABRIEL pour lui proposer la mission qu'Il a prévue pour elle. Ses décrets ne se réaliseront qu'avec son consentement. Le ciel écoute et attend, suspendu aux lèvres de la VIERGE. Il trésaille de joie en recueillant le fiat de MARIE qui est le fiat de l'humanité à l'emprise de la divinité dans l'union hypostatique et qui fait de MARIE la coopératrice de DIEU. Désormais elle sera effectivement et activement MÈRE, partout où DIEU sera PÈRE dans ses rapports avec les hommes.
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De même, pour s'unir parfaitement avec les âmes, DIEU exigera de chacune son consentement personnel et sa coopération active. Sa grâce est prévenante certes, mais elle ne produit son œuvre et ne s'épanouit en nous en toute sa fécondité qu'avec notre bon vouloir.
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«DIEU prends ce que nous Lui donnons, mais Il ne se donne pas complètement tant que nous ne nous sommes pas donnés à Lui d'une façon absolue». 2.
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C'est une loi de la vie spirituelle qu'énonce ainsi SAINTE THÉRÈSE. DIEU ne nous envahit que dans la mesure où nous nous livrons à Lui. L'union parfaite exige comme première condition le don complet de soi.
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Le don de soi est un besoin de l’amour et son acte le plus parfait
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II. Le don de soi est un besoin de l'amour et son acte le plus parfait. L'amour, bien diffusif de lui-même, tend à cette perte de lui-même en celui qu'il aime ; il y trouve sa satisfaction et sa plénitude. DIEU trouve son bonheur infini dans la génération du VERBE qui l'exprime parfaitement et dans cette spiration d'amour qui est l'ESPRIT-SAINT, dans lequel il passe complètement.
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La charité qui est en nous trouve elle aussi sa plénitude et sa perfection lors qu'ayant tout conquis en nous, elle peut tout emporter vers DIEU dans son mouvement filial vers le PÈRE. Ce don complet est l'acte le plus parfait qu'elle puisse faire.
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Aussi la purification complète que la théologie, avec SAINT THOMAS, déclare être attachée à la profession perpétuelle du religieux n'est pas un privilège, une sorte d'indulgence plénière dont serait favorisé cet acte si important. Elle est l'effet normal de cette charité parfaite qui couvre la multitude des péchés et qui inspire cette consécration radicale et solennelle qu'est la profession perpétuelle. Tout don complet, fait avec la même ferveur d'amour, purifie l'âme de la même façon.
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Nous sommes tentés parfois de chercher parmi les formules les plus poétiques ou dans les sentiments les plus délicats l'expression de l'amour parfait ; c'est le don de nous-mêmes, complet et sincère, qui nous offre cette expression la plus simple et la plus haute.
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Le don de nous-mêmes est aussi le sacrifice le plus parfait que nous Puissions offrir à DIEU
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III. Le don de nous-mêmes est aussi le sacrifice le plus parfait que nous puissions offrir à DIEU.
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Le sacrifice, acte religieux par excellence, qui seul reconnaît le souverain domaine de DIEU et fournit une réparation pour le péché, comporte l'oblation d'une victime, suivie habituellement d'une immolation.
L'oblation est, selon certains théologiens, le seul acte essentiel du sacrifice ; au témoignage de tous il en est le plus important. L'oblation livre la victime à DIEU, la fait sienne et Lui permet d'en disposer comme Il le désire, soit pour l'immoler, soit pour l'utiliser à d'autres fins.
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C'est cette oblation que réalise le don de soi qui offre à DIEU ce que nous avons et ce que nous sommes, acceptant d'avance toutes ses volontés et son bon plaisir.
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En offrant pour le présent et pour l'avenir des facultés d'intelligence et de volonté, qui sont les plus hautes et les plus spécifiquement humaines, l'homme fait l'oblation la plus excellemment humaine, la plus grande parmi celles qui sont en son pouvoir et la plus agréable à DIEU. «L'obéissance est meilleure que le sacrifice» 3. enseigne l'ESPRIT-SAINT comparant l'oblation que l'obéissance impose à l'immolation sanglante des victimes de l'ancienne Loi.
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Par le prophète MALACHIE, DIEU disait aussi 
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IV. Par le prophète MALACHIE, DIEU disait aussi :
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«Mon bon plaisir n'est pas avec vous, dit le Seigneur des Armées, et je n'accepterai plus d'offrande de votre main. Car de l'Orient à l'Occident mon nom est grand parmi les nations. En tout lieu une victime pure m'est offerte et immolée parce que mon nom est grand parmi les nations, dit le Seigneur des Armées». 1.
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DIEU témoignait ainsi de son impatience de voir enfin les figures céder à la réalité. Cette réalité, c'est l'oblation du CHRIST. Cette oblation qui faisait toute la valeur des sacrifices figuratifs sous l'ancienne Loi, peut seule, sous la nouvelle Loi, donner tout son sens au don de soi réalisé par le chrétien.
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En arrivant à l'existence, l'humanité sainte du CHRIST se rendit compte aussitôt, grâce à la vision intuitive, de toutes les richesses divines qu'elle portait. Elle découvrit les admirables perfections de sa nature humaine formée par l'ESPRIT-SAINT dans le sein de la VIERGE, la vie débordante de chacune de ses facultés et l'harmonieux équilibre de ce complexe humain à nul autre comparable. Le CHRIST voit directement, face à face, la nature divine qui habite corporellement en Lui et l'oint de son onction suave et forte qui l'écrase et le soulève, le sanctifie et le béatifie ; il découvre l'union hypostatique qui le fait subsister dans la deuxième personne de la SAINTE TRINITÉ et l'y rive indissolublement. Dans la même lumière de vision directe, le CHRIST JÉSUS découvre le plan de DIEU sur Lui : par le sacrifice du Calvaire il est appelé à unir tout ce que le péché a séparé, et il doit devenir une source inépuisable de grâce pour l'humanité régénérée. Ces richesse et cette mission incomparable, qui se découvrent au premier regard du CHRIST JÉSUS, ont été données à son humanité sainte tout-à-fait gratuitement, sans aucun mérite antécédent puisque un instant auparavant elle n'existait pas et qu'elle n'a jamais existé que prise par le VERBE. Quel sera le premier mouvement de son âme sous le poids suave et béatifiant de la lumière et de l'onction divine ? Le psalmiste l'a noté et l'apôtre SAINT PAUL l'a souligné dans l'ÉPÎTRE AUX HÉBREUX, pour en marquer l'importance :
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«Le CHRIST en entrant dans ce monde a dit : Parce que vous n'avez pas voulu ni sacrifice, ni oblation, vous m'avez formé un corps. Vous n'avez plus eu pour agréable ni holocaustes, ni sacrifices pour le péché, alors j'ai dit : Me voici (car il est question de moi dans le rouleau de la BIBLE) je viens, Ô DIEU pour faire votre volonté». 2.
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Le CHRIST en ce premier geste de son humanité, s'offre en oblation à son PÈRE. Ce don complet de Lui-même est un adhésion amoureuse à l'emprise du VERBE et au dessein de DIEU qui l'a créé pour le sacrifice. Par l'oblation, c'est le sacrifice du calvaire qui commence. Dès ce moment, JÉSUS est prêtre et victime et la rédemption s'opère.
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Cette oblation n'est pas un acte isolé ; elle est une disposition foncière de l'âme du CHRIST JÉSUS, aussi constante que l'emprise du VERBE et aussi actuelle que l'union à la volonté divine qui règle tous ses gestes. Dans cette offrande continuelle de lui-même, JÉSUS trouve sa nourriture. C'est ce qu'il affirme lui-même aux apôtres qui le pressent de manger après son entretien avec la SAMARITAINE :
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«J'ai quelque chose à manger que vous ne connaissez pas... Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre». 3.
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L'humanité du CHRIST subsiste dans la personne du VERBE ; si elle s'en séparait par un péché, elle tomberait dans le néant. Mais non, cela n'est pas possible ; l'union est indissoluble, et partant, l'impeccabilité du CHRIST est absolue. Mais puisque l'humanité subsiste dans le VERBE, c'est bien en Lui qu'elle trouve sa vie, et, réellement, la volonté humaine du CHRIST vit spirituellement de son adhésion à la volonté divine.
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L'offrande est sincère et complète ; la réalisation de la volonté de DIEU est parfaite. Jésus se laisse donc porter par la volonté divine ; il va de lui-même là où elle le conduit, ici et là, à l'heure et suivant les modes qu'elle a fixés, au désert, au Thabor, à la Cène, à Gethsémani et au Calvaire. Pas un iota ne doit être omis de ce qu'elle a fixé.
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L’œuvre terminée, il veut constater lui-même qu'il en est bien ainsi. Du haut de la Croix, il jette son regard sur le rouleau des décrets divins où DIEU par la main des prophètes, a fixé le détail des gestes de son CHRIST. Oui, tout a été réalisé. JÉSUS le constate et le fait remarquer :
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«JÉSUS ayant pris du vinaigre dit «Tout est consommé», et la tête inclinée, il rendit l'esprit». 4.
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Toute la vie du CHRIST JÉSUS est enclose entre deux regards sur le livre des décrets divins qui le concernent. Entre l'oblation silencieuse du début qu'a découverte le regard pénétrant du prophète, et la consommation de la fin relatée par l'évangéliste, il n'y a de place que pour une offrande continuelle et un don complet de Lui-même à la volonté de DIEU.
Ce don de soi, qui fait parfaite l'obéissance du Christ JÉSUS, opère notre rédemption et devient le principe de sa gloire :
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«Il s'est fait obéissant, souligne l'apôtre, jusqu'à la mort de la Croix. A cause de quoi DIEU l'a exalté en lui donnant un nom au-dessus de tout nom, pour qu'au nom de JÉSUS tout genou fléchisse au ciel, sur la terre et dans les enfers». 5.
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C'est dans la lumière de l'oblation du CHRIST qu'il faut placer le don de soi pour en comprendre la nécessité et la fécondité. Ce que nous avons dit jusqu'à présent ne sont que vérités éparses qui s'harmonisent sous cette lumière et y trouvent une nouvelle force.
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Disposition foncière du CHRIST, le don complet de soi est une disposition foncièrement chrétienne. Elle identifie au CHRIST par les profondeurs, et, sans elle, toute imitation de JÉSUS ne saurait être que superficielle et peut-être vain formalisme extérieur. Pour être du , il faut lui être livré comme il s'est livré à DIEU, car nous sommes du  et le CHRIST est à DIEU.
L'offrande du CHRIST à DIEU est la réponse à l'emprise du VERBE. Elle est vitale pour lui et lui assure sa nourriture. Le don de nous-même nous livre à la grâce du CHRIST qui est en nous, elle est un appel à une emprise plus complète du CHRIST. Chez le CHRIST, l'oblation est une adhésion amoureuse au mystère de l'incarnation déjà réalisé ; chez nous, le don de soi est une provocation à la miséricorde divine pour des envahissements nouveaux. La miséricorde ne peut que répondre car elle est l'amour qui se penche irrésistiblement sur la pauvreté qui l'appelle.
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L'oblation du CHRIST le livre aux volontés divines et spécialement au sacrifice du calvaire. Identifiée au CHRIST par les envahissements de sa grâce, l'âme par l'oblation renouvelée, lui devient véritablement une humanité de surcroît en qui il peut étendre la réalisation de ses mystères. Elle est prise normalement comme matière de sacrifice à l'autel et comme instrument de rédemption pour les âmes. Le don de soi qui l'unit au CHRIST la fait entrer dans les états du CHRIST et participer intimement à ses mystères, l'introduit dans les profondeurs du mystère de la rédemption et du mystère de l'Église.
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De même que toute la mission du CHRIST s'appuie sur son oblation, ainsi toute la puissance de sa grâce s'affirme dans l'âme par le don complet d'elle-même, qui est la part la plus importante de sa coopération.
Dans LE CHEMIN DE LA PERFECTION, SAINTE THÉRÈSE souligne ces effets d'union et d'identification provoqués par le don de soi : 
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«Plus le Seigneur voit que le don de nous-mêmes se manifeste non seulement par des paroles de compliments mais par des œuvres, plus aussi il nous approche de Lui et élève notre âme au-dessus des choses de ce monde et d'elle-même afin de la préparer aux plus grandes faveurs. Il ne cesse jamais de la récompenser de ce don en cette vie, tant il l'a en estime. Il la comble de telles grâces qu'elle ne sait plus que Lui demander. Sa Majesté, en effet, ne se lasse point de donner.
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DIEU commence à montrer à l'âme tant d'amitié que non seulement il lui rend sa volonté, mais il lui donne en même temps la sienne propre. Dès lors qu'il la traite ainsi, il prend plaisir à voir ces deux volontés commander pour ainsi dire à tour de rôle». 6.
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Mais, constate SAINTE THÉRÈSE
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«Nous sommes si lents à faire à DIEU le don absolu de nous-mêmes que nous n'en finissons plus de nous préparer à cette grâce 7. Nous n'en finissons jamais de faire à DIEU le don absolu de nous-mêmes. Aussi, il ne nous donne pas tout d'un coup un tel trésor». 8.
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B. QUALITÉS DU DON DE SOI
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I - Absolu
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Pour qu'il nous obtienne de si hautes faveurs, SAINTE THÉRÈSE n'exige du don de soi qu'une qualité : c'est qu'il soit absolu ou complet.
Le don de soi est une véritable désappropriation de soi au profit de DIEU. Cette désappropriation se fera sentir douloureusement sur tel ou tel point, suivant les attaches de l'âme, mais elle doit être complète. Le jeune
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homme de l'Évangile à qui JÉSUS ouvre les voies de la perfection en disant :
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«Vends tes biens, donne-les aux pauvres et suis-moi». 1.
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est arrêté par la perspective de la séparation de ses biens parce qu'il est riche. Cette vente de ses biens n'était que le premier acte et probablement le plus douloureux et le plus significatif, mais le premier d'un drame qui devait le conduire jusqu'à la remise complète de lui-même au CHRIST qu'énonce le «Suis-moi».
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La profession, en ce qu'elle a d'essentiel comme consécration radicale et solennelle faite à DIEU, peut être rapprochée du don de soi. Profession religieuse et don de soi comportent la même désappropriation complète de soi et la remise absolue
entre les mains de DIEU de tout ce que l'on est et de tout ce que l'on a, pour le présent et pour l'avenir. La profession vaut surtout par la plénitude du don de soi qui l'anime. Toutefois, à ce don de soi plénier, elle ajoute ce caractère de solennité qui fait de la profession un acte extérieur inspiré par la vertu de religion et qui place le religieux dans un ordre à part dans l'Église. Par contre, le don de soi indépendant des formes extérieures, n'orientant spécialement vers aucune mais s''adaptant à toutes, inspiré uniquement par la charité, souple et fervent, large et simple, conduit chaque âme à la réalisation parfaite de sa vocation particulière et la livre à la plénitude de sa grâce.
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C'est encore dans la perspective de l'oblation du CHRIST qu'il faut placer le don de soi pour voir ce que signifie ce mot absolu. Unie à la divinité par l'union hypostatique, la nature humaine du CHRIST subsistait dans la personne du VERBE. Les actes élicités par elle étaient attribués à la personne du VERBE qui les faisait siens. Elle se trouvait ainsi désapprobatrice complètement puisque toute son existence et ses opérations appartenaient à la personne du VERBE. Le premier effet de l'oblation du CHRIST est d'adhérer à cette emprise et à cette désappropriation.
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Nous ne pouvons songer à réaliser par le don de nous-même une désappropriation de notre personne, ce serait rêver pour nous d'union hypostatique ou d'un quelconque panthéisme. Mais cette réserve faite, notre union avec Dieu et par conséquent le don de soi qui la fonde, ne comporte pas d'autres limites.. C'est par la grâce, participation de la nature divine, que cette union s'établit, et le modèle qui lui est proposé est l'union du PÈRE et du FILS dans une seule nature. C'est donc à cette unité avec le CHRIST JÉSUS que doit tendre le don de soi, et toutes les exigences d'une telle unité qu'il doit accepter.
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Ces exigences, la vie du CHRIST-JÉSUS nous les manifeste d'une façon concrète depuis la Crèche jusqu'au Calvaire, avec la sujétion continuelle à l'ESPRIT DE DIEU et les immolations destructrices qui la terminent. C'est à tout cela que conduit l'emprise de DIEU et le don complet de soi chez qui l'accepte.
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Parmi ces réalisations et ces immolations, DIEU fera un choix pour chacun de nous car nous n'avons pas la taille du CHRIST, et DIEU qui partage la grâce du CHRIST, divise aussi les immolations qui l'accompagnent. Quelle sera notre part ? Nous l'ignorons. Cette ignorance et la certitude d'une participation qui ne sera que partielle au sacrifice du CHRIST entretiennent des illusions ; elles paraissent nous autoriser à n'envisager qu'une part de ce sacrifice et peut être à la choisir. Ainsi le don de soi n'est plus complet. Pour lutter contre ces illusions, ces choix et toutes les réserves qui enlèvent au don de soi son caractère d'absolu. Il n'est qu'un remède : s'habituer à faire le don indéterminé.
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L'offrande de soi doit monter sans cesse de l'âme comme l'expression la plus parfaite de l'amour et comme une provocation continuelle à la miséricorde divine ; par elle l'âme respire et aspire l'amour, se purifie et s'unit à son DIEU. A chaque instant, l'âme rétracte ce don don complet par des reprises et des affirmations de son vouloir propre ; comment réparer sinon en se donnant de
nouveau par une offrande qui veut être complète et devient chaque fois plus humble et plus défiante d'elle-même.
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Les évènements, les lumières intérieures ouvrent d'ailleurs fréquemment des horizons nouveaux à ce don de soi qui y trouve des formes de réalisation pratique. C'est donc fréquemment et même constamment que ce don doit être renouvelé pour s'adapter à des exigences nouvelles.
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En le renouvelant ainsi, l'âme crée en elle ce que nous pourrions appeler une disposition psychologique de don de soi, disposition qui agit comme un réflexe. Qu'un évènement quelconque survienne qui atteigne cette âme, soit douloureusement, soit au contraire joyeusement, et aussitôt elle renouvelle le don sous l'action de ce réflexe apparemment inconscient et cependant volontaire. Contre cette offrande protesteront peut-être parfois les puissances de l'âme affectées douloureusement : 
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l'âme a l'impression que les puissances les plus bruyantes ne veulent pas. Qu'importe ! Le don est fait, il est maintenu par la volonté, l'âme a dit son amour et le don atteint Dieu. Par le lien établi, la grâce va descendre, efficace certainement et progressivement apaisante. Sans cette disposition créée par l'habitude, il eût fallu peut-être attendre l'apaisement pour faire le don qui accepte et dépasse les vouloirs divins.
Toutes ces vérités si malaisées à exprimer parce que surnaturelles, subtiles et profondes, un regard sur la VIERGE MARIE au jour de l'Annonciation nous aidera plus efficacement à les découvrir que les analyses les mieux conduites.
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La VIERGE MARIE parce que comblée de grâce par l'ESPRIT-SAINT et perdue dans la lumière simple de DIEU, avait toutes ses énergies paisiblement tendues vers la réalisation de la volonté divine. Voici que l'archange GABRIEL paraît et la salue. La VIERGE est un instant troublée par cette présence et cette louange. Mais son sens spirituel affiné a promptement reconnu la qualité surnaturelle de son messager.
Elle écoute maintenant le message :
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«Vous allez concevoir et enfanter un fils à qui vous donnerez le nom de JÉSUS. Il sera grand et sera appelé le Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de DAVID, son père : il régnera éternellement sur la maison de JACOB, et son règne n'aura pas de fin». 1.
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MARIE a compris : c'est bien le MESSIE dont l'ange lui propose de devenir la mère. Elle n'y avait point songé, car elle s'ignorait elle-même. La simplicité de sa grâce lui en voilait l'immensité. Elle ne connaissait que DIEU et sa volonté. Devant ces perspectives qui s'ouvrent soudainement devant elle, elle ne posera qu'une question car elle est préoccupée de sa virginité : 
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«Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ?».
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Rassurée par l'ange qui lui répond :
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«Le SAINT-ESPRIT descendra sur vous et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre». 2.
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la VIERGE-MARIE, sans hésitation, sans demander quelques jours pour réfléchir et consulter ou même quelques instants pour se préparer, donne pour elle-même et pour toute l'humanité son adhésion au plus sublime et au plus terrible des contrats : à l'union en son sein de l'humanité à la divinité, au Calvaire et au mystère de l'Église. Et le VERBE se fit chair grâce au FIAT de la VIERGE qu'une disposition d'offrande complète et indéterminée avait depuis longtemps préparé en son âme souple et docile.
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En nos âmes aussi le don de soi provoque les divines emprises et nous prépare au même FIAT fécond :
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«O mes sœurs, s'écrie SAINTE THÉRÈSE, quelle force renferme ce don ! S'il est présenté avec cette générosité qui doit l'accompagner, il ne peut manquer d'attirer le Tout-Puissant à ne faire qu'un avec notre bassesse, à nous transformer en Lui, à unir le Créateur à la créature». 3.
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II - Indéterminé
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A dire vrai, l'indétermination n'est pas une qualité nouvelle du don de soi ; elle est destinée uniquement à protéger la plénitude de ce don contre toutes les réserves plus ou moins conscientes.
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Elles sont rares en effet, semble-t-il, même parmi les plus généreuses, les âmes dont le don de soi n'est pas limité par des déterminations précises.
DIEU semble favoriser au début ces déterminations. Il nous attire à Lui et au don de nous-mêmes par des perspectives séduisantes, par des aspects particuliers qui s'harmonisent avec nos goûts naturels ou notre grâce. Tel enfant ne voit dans le sacerdoce que la prédication ; tel autre la messe. Une âme va vers la vie religieuse uniquement pour se sauver elle-même. Lorsque nous avons pénétré dans l'édifice spirituel, nous en découvrons toute la splendeur et toutes les exigences. Et cependant les déterminations subsistent, généralement, elles s'établissent sur un autre plan et obéissent aux conceptions ou aux goûts nouveaux qui ont surgi.
Conceptions et goûts, avec les formes déterminées d'idéal et de sainteté qu'ils créent, sont aussi variés que les âmes. En ces créations, la générosité fait large part à la souffrance, la choisissant ordinairement sous des aspects séduisants, parfois même brillants ; les goûts naturels font le reste en le colorant de surnaturel et de dévouement. L'expérience des âmes pourrait ici multiplier les descriptions et les illustrer de détails savoureux. L'âme a fait son plan de vie, a fixé l'itinéraire et les occupations, entrevu le succès moyennant le sacrifice dont le potentiel est prévu spéculativement immense. L'âme s'est mise elle-même au centre de ces rêves construits par sa générosité et son imagination. DIEU y est comme un but et en attendant comme un bon PÈRE qui, de ses largesses paternelles, doit soutenir l'entreprise de la perfection personnelle que nous rêvons, et des formes d'apostolat que nous aimons.
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Belles constructions dont le vice irrémédiable est d'être faite de main d'homme et en dehors du plan divin. Consacrer ses forces à de telles réalisations, c'est ce soustraire normalement à la volonté de Dieu. D'ailleurs le dessein de DIEU, le vrai, se réalise et il vient ébrécher ou même détruire les projets établis. Surprise et parfois désarroi de la générosité qui avait si bien construit ! Ses élans sont brisés au moins pour un instant : découragement parfois et déception amère. A moins que cette générosité ne se lève de nouveau pour construire à sa façon. Et DIEU peut être lui permettra de réaliser comme elle a prévu, et de triompher dans un succès qui pourra paraître brillant, mais qui n'est pas toujours que médiocre parce que superficiel et humain sous un vernis surnaturel. Cette générosité s'est donnée à elle-même et à ses projets : elle a manqué le plan de DIEU parce qu'elle n'a pas fait un don indéterminé.
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C'est dans l'obscurité en effet qu'il faut chercher le dessein de DIEU, car ses pensées dépassent les pensées humaines comme le ciel dépasse la terre. Notre DIEU vit dans la ténèbres et la lumière transcendante de sa Sagesse, éblouit notre pauvre regard. Quelle est notre part, quelle est notre place en son dessein ? Lui seul le sait. Cette part que nous devons réaliser, cette place que nous devons occuper, c'est là qu'est notre perfection. Le don de soi qui veut s'offrir pour cette part, pour cette place qui nous sont réservées dans l’œuvre et l'édifice humain, doit les chercher dans le mystère et s'offrir à ce mystère qui les dissimule et les garde jalousement pour l'heure des réalisations. Le don de soi doit être indéterminé pour ne pas s'égarer dans les constructions humaines et pour rejoindre sûrement la réalité et la vérité divines.
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On pourrait croire que cette communion à l'indéterminé, en apaisant les activités constructrices et en soustrayant tout objet immédiat précis au vouloir, diminue les énergies du vouloir et de l'activité. Il n'en est rien. Ce don pour des réalisations indéterminées n'est pas un essai de communion au vide, c'est un don effectif à des volontés divines certaines mais qui sont inconnues pour le moment. Ce don produit une désappropriation de tous les projets personnels et réserve toutes les forces de l'âme pour des réalisations non pas seulement futures mais quotidiennes, dont la providence fixe chaque jour le mode, et qui restent mystérieuses pour l'avenir. Ce don de soi indéterminé, loin de diminuer les forces, empêche leur dispersion sur des objets, les recueille pour les appliquer avec leur puissance à l'accomplissement de la volonté présente de DIEU. La sainte indifférence dans laquelle il place l'âme la délivre des déceptions amères qui paralysent un instant et qui parfois brisent définitivement.
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Enfin, bienfait positif incomparable de ce don indéterminé devenu habituel, il livre l'âme à l'action de l'ESPRIT-SAINT. Dans l'obscurité de foi où il maintient l'âme, il la garde attentive aux moindres manifestations de la volonté divine, il affine ses sens spirituels qui deviennent sensibles aux onctions délicates de l'ESPRIT-SAINT et aux plus subtiles de ses motions, il entretient et développe la souplesse de l'âme en la maintenant à tout instant apte à toute œuvre bonne. Docilité attentive et souplesse forte, qui sont les fruits de ce don indéterminé, sont les dispositions qui font les instruments les plus qualifiés de l'ESPRIT-SAINT. 1.
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1. Devant le mystère des exigences divines auxquelles le don complet nous livre, il est des âmes qui sont non seulement craintives mais apeurées. Elles reculent, devant l'obscurité et tout ce qu'elle recèle de redoutable. Qu'y-a-t-il dans ce mystère où gronde la tempête dont
la Passion du CHRIST nous donne un tableau ? 
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En effet, dans cette obscurité, il y aura de la souffrance, la participation à la Passion du Christ sous quelque forme, il y aura la mort. Mais qu'elles se rassurent ; en se jetant dans cette obscurité par le don de soi, on tombe nécessairement dans la miséricorde divine. C'est elle qui reçoit l'âme, la baigne de sa paix et de sa force.
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«Le calice est plein jusqu'aux bords, dira SAINTE THÉRÈSE DE L'ENFANT-JÉSUS, mais j'y suis dans une paix étonnante... Je ne voudrais pas moins souffrir... Je ne me repens pas de m'être livrée à l'amour».
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Tel est le témoignage de tous les saints, témoignage qui doit dissiper le nuage de terreurs que le démon soulève devant un acte d'une importance capitale dans la vie spirituelle.
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III – Souvent renouvelé
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Pour que le don de soi produise tous les effets que nous avons indiqués, il faut qu'il soit non pas un acte transitoire mais une disposition constante de l'âme. Il ne peut devenir tel qu'à la condition d'être renouvelé fréquemment.
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L'offrande de soi doit monter sans cesse de l'âme comme l'expression la plus parfaite de l'amour et comme une
provocation continuelle à la miséricorde divine ; par elle l'âme respire et aspire l'amour, se purifie et s'unit à son DIEU.
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A chaque instant, l'âme rétracte ce don don complet par des reprises et des affirmations de son vouloir propre ; comment réparer sinon en se donnant de nouveau par une offrande qui veut être complète et devient chaque fois plus humble et plus défiante d'elle-même.
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Les évènements, les lumières intérieures ouvrent d'ailleurs fréquemment des horizons nouveaux à ce don de soi qui y trouve des formes de réalisation pratique. C'est donc fréquemment et même constamment que ce don doit être renouvelé pour s'adapter à des exigences nouvelles.
En le renouvelant ainsi, l'âme crée en elle ce que nous pourrions appeler une disposition psychologique de don de soi, disposition qui agit comme un réflexe. Qu'un évènement quelconque survienne qui atteigne cette âme, soit douloureusement, soit au contraire joyeusement, et aussitôt elle renouvelle le don sous l'action de ce réflexe apparemment inconscient et cependant volontaire. Contre cette offrande protesteront peut-être parfois les puissances de l'âme affectées douloureusement : l'âme a l'impression que les puissances les plus bruyantes ne veulent pas. Qu'importe ! Le don est fait, il est maintenu par la volonté, l'âme a dit son amour et le don atteint DIEU. Par le lien établi, la grâce va descendre, efficace certainement et progressivement apaisante. Sans cette disposition créée par l'habitude, il eût fallu peut-être attendre l'apaisement pour faire le don qui accepte et dépasse les vouloirs divins.
Toutes ces vérités si malaisées à exprimer parce que surnaturelles, subtiles et profondes, un regard sur la VIERGE MARIE au jour de l'Annonciation nous aidera plus efficacement à les découvrir que les analyses les mieux conduites.
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La VIERGE MARIE parce que comblée de grâce par l'ESPRIT-SAINT et perdue dans la lumière simple de DIEU, avait toutes ses énergies paisiblement tendues vers la réalisation de la volonté divine. Voici que l'archange GABRIEL paraît et la salue. La VIERGE est un instant troublée par cette présence et cette louange. Mais son sens spirituel affiné a promptement reconnu la qualité surnaturelle de son messager. 
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Elle écoute maintenant le message :
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«Vous allez concevoir et enfanter un fils à qui vous donnerez le nom de JÉSUS. Il sera grand et sera appelé le FILS du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de DAVID, son père : il régnera éternellement sur la maison de JACOB, et son règne n'aura pas de fin». 1.
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MARIE a compris : c'est bien le MESSIE dont l'ange lui propose de devenir la mère. Elle n'y avait point songé, car elle s'ignorait elle-même. La simplicité de sa grâce lui en voilait l'immensité. Elle ne connaissait que DIEU et sa volonté. Devant ces perspectives qui s'ouvrent soudainement devant elle, elle ne posera qu'une question car elle est préoccupée de sa virginité : 
 .
«Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ?».
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Rassurée par l'ange qui lui répond :
 .
«Le SAINT-ESPRIT descendra sur vous et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre». 2.
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la VIERGE MARIE, sans hésitation, sans demander quelques jours pour réfléchir et consulter ou même quelques instants pour se préparer, donne pour elle-même et pour toute l'humanité son adhésion au plus sublime et au plus terrible des contrats : à l'union en son sein de l'humanité à la divinité, au Calvaire et au mystère de l'Église. Et le VERBE se fit chair grâce au FIAT de la VIERGE qu'une disposition d'offrande complète et indéterminée avait depuis longtemps préparé en son âme souple et docile.
En nos âmes aussi le don de soi provoque les divines emprises et nous prépare au même FIAT fécond :
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«O mes sœurs, s'écrie SAINTE THÉRÈSE, quelle force renferme ce don ! S'il est présenté avec cette générosité qui doit l'accompagner, il ne peut manquer d'attirer le Tout-Puissant à ne faire qu'un avec notre bassesse, à nous transformer en Lui, à unir le Créateur à la créature». 3.
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