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mercredi 28 juillet 2010

SAINT, QU'EST-CE QUE C'EST ?

U'EST-CE QU'UN SAINT ?
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«Soyez parfaits comme votre Père
céleste est parfait » (Matt. 5, 48).
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«Les saints ne sont pas des héros, des supermen, comme Napoléon, Toutankhamon ou Tarzan»
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«Ce sont des hommes et des femmes ordinaires, qui ont dit oui à Dieu. Dieu seul est saint, il est la sainteté. Et les saints, comme le disait SAINT PAUL, ne sont que le reflet de sa gloire. Ce sont des aventuriers de l'essentiel.

Ils se donnent à Dieu et se laissent envahir par lui. Un peu comme ABRAHAM. On ne sait pas trop où l'on va, si on savait, on ne partirait peut-être pas. Il faut d'abord se donner à Dieu. Dans la première partie de sa vie, Vincent de Paul cherche à mettre Dieu dans ses affaires, à faire une belle carrière. Puis il se donne à Dieu. Et c'est lui qui se met aux affaires de Dieu. Les saints ne sont que des hommes, avec leurs défauts, leurs faiblesses.

SAINT PAUL est casse-pieds, invivable. SAINT PIERRE met sans cesse les pieds dans le plat. Ce ne sont pas des hommes parfaits. Ils sont appelés à la perfection, à la sainteté, comme nous tous. Il y a du divin dans chaque homme. De temps en temps, l’Église désigne tel ou tel. Aujourd'hui, on pense à l'ABBÉ
PIERRE ou à MÈRE TÉRÉSA. Mais cela ne signifie pas que telle petite sur qui fait la cuisine depuis soixante ans dans son couvent et que personne ne connaît, n'est pas aussi sainte. L’Église propose des «tops-models» en quelque sorte. Il ne faut pas les imiter tels quels mais s'en inspirer. Celui que nous devons imiter, c'est le Christ, comme les saints ont essayé de l'imiter. C'est un appel. On y répond. Ou pas. A condition de ne jamais oublier Dieu. Le seul modèle c'est le Christ.»
PÈRE FACELINA, SUPÉRIEUR DE LA MAISON DES LAZARISTES A PARIS
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LA PROCÉDURE
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QUI LANCE LA PROCÉDURE ?
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Si des milliers de personnes ont réclamé, à la mort de JEAN-PAUL II, qu'il soit proclamé «Saint tout de suite», la procédure est en fait longue et les critères de sélection nombreux. Tout commence dans le diocèse (lire la définition), dans un délai minimum, normalement, de cinq ans après le décès de la personne.
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QUI PEUT DEMANDER L'OUVERTURE D'UN PROCÈS ?
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Toute personne baptisée, c'est-à-dire appartenant officiellement à l’Église catholique, peut demander l'ouverture d'un processus de béatification. Car avant d'être saint, il faut être déclaré bienheureux. La première étape vers la sainteté est donc l'ouverture de ce que l'on appelle un «procès en béatification». Pour cela, tout baptisé peut adresser une demande à son diocèse, soit individuellement, soit au travers d'une association de fidèles. Ce peut être le cas, notamment, de paroissiens qui prennent fait et cause pour leur prêtre défunt qui, tout au long de sa vie, aurait manifesté une dévotion sans faille pour Dieu et ses fidèles.

De façon plus courante, c'est un évêque qui prend l'initiative d'engager la procédure pour un fidèle particulièrement méritant de son diocèse. Il confie ensuite l'enquête à un prêtre ou un religieux, appelé «postulateur de la cause», chargé de monter un dossier selon des critères bien précis.
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LES CRITÈRES
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L'HÉROÏCITÉ DES VERTUS
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L'enquêteur désigné par le diocèse a pour mission de prouver «l'héroïcité des vertus» du «candidat» à la béatification. Il se base pour cela sur trois critères, qui ne sont pas cumulatifs.
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LE MARTYR
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Dans la religion catholique, le martyr est le don suprême du chrétien qui endure la souffrance et la mort afin de ne pas abjurer sa foi. Les premiers saints de l'histoire de l’Église ont presque tous été martyrs. C'est le cas, par exemple, des chrétiens massacrés par l'empereur NÉRON qui, après avoir fait
brûler Rome, avait accusé les chrétiens de l'incendie et leur avait infligé les plus cruelles tortures. C'est durant ces persécutions que SAINT PIERRE et SAINT PAUL meurent en martyrs.
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LES VERTUS CHRÉTIENNES
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Tous les saints et bienheureux ne sont pas pour autant martyrs. Leur foi peut être avoir été démontrée par leurs vertus chrétiennes qui sont, dans l’Église catholique, la démonstration que la sainteté n'est pas inaccessible à l'homme. MÈRE TÉRÉSA, bienheureuse, a ainsi été présentée comme un modèle de bonté et d'altruisme, par son travail auprès des Missionnaires de la charité à Calcutta et dans le reste de l'Inde.
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LE RAYONNEMENT SPIRITUEL
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Il s'agit en d'autres termes d'estimer la «réputation» du candidat. Pour cela, les témoignages de ceux qui ont connu le fidèle sont essentiels lors du jugement. Dans le cas de JEAN-PAUL II, la ferveur de la foule réunie sur la place Saint-Pierre de Rome, scandant «Santo subito !», suffit à évaluer son aura dans le monde.

Lorsque l'enquête au sein du diocèse est terminée, le dossier est scellé et envoyé à la Congrégation pour les causes des saints au Vatican. C'est cette étape qui a été franchie, le 5 avril 2007, dans le cas du procès en béatification de JEAN-PAUL II. Trois caisses de documents ont ainsi été réunies sur le Pape polonais lors de cette première étape.
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PASSAGE AU VATICAN
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QU'EST-CE QUE LA CONGRÉGATION POUR LES CAUSES DES SAINTS ?
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La Congrégation pour les causes des saints est l'un des nombreux organismes administratifs de la Curie romaine. La Curie romaine, étant l'administration qui aide le pape à assurer sa mission. La Congrégation est chargée d'étudier les dossiers des procès en béatification transmis par les diocèses du monde entier.
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QUI LA COMPOSE ?
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Cette Congrégation de la Curie romaine est composée d'un collège de cardinaux et d'évêques. Celui-ci est présidé par un préfet (un cardinal), assisté d'un secrétaire (un évêque).
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Le secrétaire dispose lui-même de rapporteurs et de consulteurs, qui sont le plus souvent des historiens ou des théologiens. Leur rôle est d'examiner chaque élément du dossier
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L'AVOCAT DU DIABLE
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Celui que l'on désigne sous le nom d'Avocat du Diable fait aussi partie du collège. Au cours de la procédure, il est le promoteur de la foi, équivalent de l'avocat général. Il a pour mission de ne laisser aucune zone d'ombre dans la vie du serviteur de Dieu, et donc de souligner tout ce qui pourrait être défavorable à sa cause.
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LE POSITIO
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Le premier travail de la Congrégation est de résumer le dossier transmis par le diocèse. Ce document est appelé «positio». Dans un second temps, ce positio passe entre les mains des théologiens qui doivent rendre un premier avis favorable. Puis il est ensuite confié aux évêques et cardinaux.

Au cours de l'examen du dossier, le collège doit aussi se prononcer sur le miracle présumé attribué au candidat à la béatification.
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LE MIRACLE

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LE CÉSAME
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Le miracle est la condition préalable à toute béatification ou canonisation. C'est en effet, pour les chrétiens, la confirmation par Dieu lui-même de la vie vertueuse d'un fidèle. Mais, fait inexpliqué par excellence, il ne doit pas moins être prouvé scientifiquement.
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Au cours de la constitution du dossier, un document sur le présumé miracle est produit sur la base de témoignages oculaires recueillis et d'avis d'experts médicaux qui se sont rendus sur place. C'est ce document qu'étudie la Congrégation pour les causes des saints, au cours de deux étapes. La première est médicale, le miracle étant, dans la majorité des cas, une guérison. La deuxième est théologique.
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LE RÔLE DU MIRACLE DANS LES PROCÈS DE BÉATIFICATION
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Dépassé, le miracle ? Il semble au contraire «merveilleusement» bien se porter ! Alors que BENOÎT XVI semble poursuivre l'ambitieuse politique de béatification de son prédécesseur (lui-même appelé par la foule, dès ses funérailles, aux honneurs des autels), la congrégation pour les causes des saints annonce régulièrement qu'un miracle a été attribué à l'intercession de tel «serviteur (ou servante) de Dieu», nom officiel du «candidat» à la béatification. Car si les papes de l'époque contemporaine ont eu à cœur, depuis Pie XI jusqu'à JEAN-PAUL II, de simplifier et de moderniser la procédure de reconnaissance de la sainteté d'un baptisé, le miracle continue d'y jouer un rôle indispensable.
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On pourrait s'en étonner. Pourquoi garder au miracle un tel statut, alors que notre époque aurait tendance, au moins en Occident, à n'y voir qu'une archaïque survivance médiévale ou une discutable concession à la piété populaire ? Avant d'examiner les arguments qui peuvent justifier cette situation – j'en proposerai quatre – il n'est sans doute pas inutile de rappeler brièvement le cadre général de la procédure de béatification..
L'Église n'a jamais prétendu dresser la liste exhaustive de ceux de ses enfants qui partagent la gloire de leur Seigneur. D'une part, c'est le secret de Dieu, et d'autre part, promet l'APOCALYPSE, il s'agit
«d'une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer» (Ap. 7, 9)
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Par contre, elle souhaite encourager les fidèles à marcher dans la voie de la sainteté (vocation universelle des chrétiens, comme l'a rappelé le concile Vatican II) en leur proposant des modèles et des intercesseurs fraternels. La béatification est donc la reconnaissance publique de la sainteté d'un(e) baptisé(e) défunt(e). La canonisation n'est pas un grade supplémentaire, mais l'extension à l’Église universelle du culte plus restreint autorisé lors de la béatification. Dans les deux cas, la procédure prend la forme d'un procès au cours duquel vont être présentés les arguments pour et contre. Elle commence à l'échelon du diocèse, en principe cinq ans au plus tôt après le décès, par l'enquête diligentée par l'évêque du lieu où est mort le serviteur de Dieu. Puis elle se poursuit par le transfert du dossier à la congrégation pour les causes des saints. Après la publication du décret établissant «l'héroïcité des vertus», la personne est déclarée «vénérable». C'est là qu'intervient obligatoirement, sauf dans le cas du martyre, au moins un miracle attribué à l'intercession post-mortem du vénérable. S'il fait défaut, le processus est bloqué : entre mille exemples, on peut citer le cas de PAULINE JARICOT.
PAULINE JARICOT, dont le décret sur l'héroïcité des vertus date de 1963. Quand le miracle a été authentifié, il est annoncé par décret. Le pape peut alors décider de procéder à la cérémonie de béatification. La canonisation obéit aux mêmes règles : c'est une seconde procédure, et elle requiert un autre miracle, cette fois y compris pour les martyrs.
Le miracle a donc valeur de preuve. Quelle justification théologique peut-on tenter d'en donner ?
1. Le miracle témoigne de la réputation de sainteté

C'est une évidence : il n'y a pas de miracle attribué à un serviteur de Dieu si son intercession n'a pas été sollicitée par un fidèle. Comme la béatification est liée au caractère public de la sainteté de tel ou tel, ce point est important. On pourrait dire qu'il est fait ici appel à un aspect du sensus fidei
(le sens de la foi des fidèles) : la capacité à percevoir quasi intuitivement l'autorité propre à la sainteté. Et puisqu'il s'agit pour l'Église de donner des modèles au peuple chrétien, il est important de relever que certaines personnes jouent déjà ce rôle auprès d'un nombre significatif de fidèles.
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2. Le miracle atteste de la faveur divine
Encore une évidence : c'est Dieu qui accomplit le miracle, et non le futur bienheureux ! Mais l'intercession «efficace» de ce dernier permet de juger qu'il est bien entré dans l'intimité de son Seigneur. On pourrait dire avec humour que c'est un moyen de vérifier que Dieu est d'accord… C'est pourquoi les groupes qui militent en faveur de la béatification d'une personne diffusent des prières où les grâces sont demandées autant pour elles-mêmes que pour le succès de la procédure. Voici par exemple un extrait du texte proposé par le site internet officiel consacré à la béatification de JEAN-PAUL II :
«Par son intercession, accorde-nous, selon Ta volonté, la grâce que nous implorons, animés du vif espoir qu'il soit élevé au plus tôt aux honneurs des autels. Amen.»
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3. Le miracle va dans le sens de la grâce, qui va dans le sens de la vie
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Dernière évidence : le miracle fait du bien ! Ce n'est pas d'abord un acte inexplicable en l'état actuel des connaissances humaines, c'est un cadeau accordé gracieusement à une personne en état de grande détresse. Le miracle fait jaillir la vie là où la mort semblait devoir triompher. En ce sens, il rend témoignage à la bonté de Dieu et au soin qu'il prend des hommes : oui, il est le Maître et ami de la vie,
«il n'a pas fait la mort» (Sg 1, 13).
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Le miracle est le signe donné sur la terre d'une espérance qui s'épanouira dans le ciel. Loin de dévaluer la vie présente, le miracle nous rappelle que Dieu s'y révèle. Tout en étant spirituel, le miracle a un caractère profondément réaliste, car concret et constatable (y compris par des experts non croyants). C'est d'autant plus vrai que le miracle consiste presque toujours en une guérison. On rejoint là le statut privilégié que la foi chrétienne accorde au corps : n'est-ce pas par son Incarnation que le Fils de Dieu est venu à notre rencontre ?
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4. Le miracle est un signe de la communion des saints
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Parce que le miracle est lu comme la réponse d'un baptisé glorifié à la demande d'un baptisé accablé, il crée un lien entre l'Église du ciel et l'Église de la terre, l'Église triomphante et l'Église militante, selon les termes traditionnels. C'est l'une des manières dont on peut comprendre la communion des saints, mentionnée dans le Symbole des apôtres. Or les saints, on l'a déjà vu, n'ont pas tous une auréole sur la tête ! Dans la mesure où la sainteté est la vocation de tout chrétien, les fidèles qui se confient à l'intercession d'un futur bienheureux peuvent et doivent reconnaître en lui un modèle, c'est-à-dire un encouragement concret à avancer sur la voie d'une vie toujours plus évangélique. D'ailleurs, la demande d'intercession n'est pas faite au hasard : elle manifeste le plus souvent une forme d'affinité spirituelle. La personne que l'on prie n'est donc pas un demi-dieu, mais un frère ou une sœur aînée ayant parcouru le chemin que l'Église indique à tous ses enfants..
Dans son caractère réaliste et concret, voire provocant, le miracle est donc comme un sceau qui authentifie le caractère dynamique et vivifiant de la sainteté vécue dans une vie humaine. Il rejoint ainsi ce qu'exprime la liturgie.
«Car tu es glorifié dans l'assemblée des saints : lorsque tu couronnes leurs mérites, tu couronnes tes propres dons . Dans leur vie, tu nous procures un modèle, dans la communion avec eux, une famille et dans leur intercession, un appui ; afin que, soutenus par cette foule immense de témoins, nous courions jusqu'au bout l'épreuve qui nous est proposée et recevions avec eux l'impérissable couronne de gloire, par le Christ notre Seigneur.» (1ère préface des saints)
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L'EXAMEN MÉDICAL
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Pour apporter la preuve du miracle, la Congrégation fait appel à une assemblée médicale composée de cinq médecins spécialistes. Celle-ci doit constater que la guérison est
«rapide, complète, durable, et inexplicable dans l’état actuel des connaissances».
Le jugement est strictement scientifique, et il importe peu que les médecins soient ou non catholiques.
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L'AVIS THÉOLOGIQUE
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Après examen par le collège médical, l’avis passe au conseil théologique de la Congrégation, qui se prononce sur le lien de causalité entre les prières adressées au défunt réputé saint et le miracle. Là encore, les témoignages des proches du fidèle sont indispensables...
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DE LA BÉATIFICATION A LA CANONISATION
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Si la Congrégation pour les causes des saints authentifie le miracle, c'est enfin au Pape de se prononcer. D'abord sur le caractère bienheureux du fidèle. Puis, dans un deuxième temps et si le dossier le permet, sur sa sainteté.
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DE BIENHEUREUX A SAINT
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La béatification est le passage obligé avant la canonisation, et, pour de très nombreux fidèles, la dernière étape. Tous les bienheureux, en effet, ne deviennent pas saints. Mais leur statut est reconnu à part entière par l’Église et ils peuvent faire, eux aussi, l'objet d'un un culte public, s'il est limité à un lieu ou une famille.
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Au contraire, le saint peut faire l'objet d'un culte universel. Un jour de l'année lui est consacré. Des peintures et des statuts sont réalisées à son effigie et ses reliques peuvent être honorées. Mais il faut, pour qu'un bienheureux accède à ces «privilèges», qu'un deuxième miracle lui ait été reconnu.
La canonisation est par ailleurs une sentence définitive sur la sainteté de la personne. C'est une proclamation qui engage l'autorité suprême du Pape, et qui touche au dogme de l'infaillibilité pontificale.
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DIFFÉRENCE ENTRE BÉATIFICATION ET CANONISATION
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BÉATIFICATION
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Acte par lequel l’Église déclare, par l'organe de son Chef, qu'une personne décédée après une vie pleine de mérites, de vertus et d'exemples, à l'intercession de laquelle il faut attribuer plusieurs miracles, jouit dans le ciel de la béatitude éternelle.
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La sentence n'est pas définitive comme pour la canonisation. BENOÎT XIV (pas XVI) fait observer qu'elle en diffère notablement, car la béatification consiste en une simple concession ou permission du Souverain Pontife, en vertu de laquelle le serviteur de Dieu peut être l'objet d'un culte ecclésiastique.
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CANONISATION
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Sentence définitive, prononcée en forme solennelle par le Pontife romain, qui déclare et ordonne à tous les fidèles d'honorer comme un saint celui qui d'abord a été déclaré bienheureux.
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Le culte que la béatification autorise est limité à un diocèse, à une province ou à un Ordre religieux, il faut une permission toute spéciale pour l'étendre à une nation.
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Le culte rendu à un bienheureux diffère de celui d'une saint en ce qu'il est moins solennel ; sans un indult pontifical, le bienheureux ne peut être choisi comme patron d'un pays, d'un diocèse ou d'une paroisse ; on ne peut lui dédier qu'un autel, le jour de sa fête ne peut être chômé, et il est défendu de célébrer une messe votive en son honneur.
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Le Pape n'intervient pas personnellement à la cérémonie de béatification. Elle a cependant lieu à la basilique de Saint-Pierre où, selon la coutume maintenant établie, doivent aussi se célébrer les canonisations.
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MIRACLES... ET POLITIQUE
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FRÈRE GALVAO, premier saint brésilien canonisé en mai par BENOÎT XVI, serait l'auteur de nombreux miracles de guérisons. Le Pape a récemment reconnu celui de Sandra Grossi, atteinte d'une malformation de l'utérus, qui a mené sa grossesse à terme en 1999 en prenant les «pilules miraculeuses» de GALVAO, des petits tubes dans lesquels sont inscrites des prières. Il s'agit du deuxième miracle reconnu à FRÈRE GALVAO, ce qui explique sa canonisation. Mais est-ce la seule raison ? Les canonisations peuvent également être stratégiques...
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Il semble en fait que BENOÎT XVI suive les traces de son prédécesseur, en désignant des saints dans des pays où le catholicisme est en perte de vitesse. Car si le Brésil est le pays qui compte encore le plus grand nombre de catholiques au monde (140 millions), leur proportion est passée de 83,3 % de la population en 1991 à environ 74 % en 2000. JEAN-PAUL II, en son temps, s'était servi de la canonisation comme d'une récompense, notamment dans les pays de l'Est, après la chute du mur de Berlin, mais aussi en Amérique latine.
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Et après avoir canonisé près de 500 saints, à travers le monde, pendant son pontificat, c'est aujourd'hui au tour de JEAN-PAUL II lui-même, depuis le 18 mai 2005, de faire l'objet d'un procès de béatification.
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JEAN-PAUL II : UNE PROCÉDURE EXPRESS
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SAINT TOUT DE SUITE
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«Santo subito !», scandait la foule réunie sur la place Saint-Pierre le jour des obsèques du souverain pontife. Si les normes habituelles au sein de l’Église catholique imposent un délai de cinq ans entre la mort et l'ouverture du procès en canonisation, BENOÎT XVI, poussé par l'adage médiéval «Vox populi, vox Dei» (la voix du Peuple est la voix de Dieu), a engagé un processus de canonisation «express» dès le 13 mai 2005, deux mois seulement après le décès de JEAN-PAUL II.
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UN PRÉCÉDENT RÉCENT
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Auparavant, le même Jean-Paul II avait autorisé une dérogation semblable pour l'ouverture du procès en béatification de MÈRE TÉRÉSA. La procédure d'examen du dossier de la «petite sœur des pauvres» avait été lancée, fait exceptionnel, deux ans seulement après sa mort. Celle qu'il considérait comme «un don de Dieu aux plus pauvres des plus pauvres» a aussi bénéficié du procès en béatification le plus rapide de l'histoire de l’Église catholique.
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SANTORUM MATER
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Le document Sanctorum Mater, divisé en six parties, décrit minutieusement tous les actes que les évêques doivent suivre pour commencer et mener à bien la phase diocésaine du procès de béatification. Voici l'intervention du cardinal JOSÉ SARAIVA MARTINS, préfet de la Congrégation des causes des saints, lors de la présentation de l’instruction Sanctorum Mater.
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CITÉ DU VATICAN, LE 28 MARS 2008 - (E.S.M.)
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Le préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints explique le contenu de la nouvelle instruction Sanctorum Mater, qui détermine la procédure à suivre pour les causes de béatification dans la phase diocésaine et qui a été approuvée par le pape BENOÎT XVI.
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INTERVIEW DU CARDINAL JOSÉ SARAIVA MARTINS
PAR GIANNI CARDINALE

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Le préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints explique le contenu de la nouvelle instruction Sanctorum Mater, qui détermine la procédure à suivre pour les causes de béatification dans la phase diocésaine
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Dans le fascicule des Acta Apostolicae Sedis diffusé en décembre dernier avec la date du 1er juin 2007, est publiée une nouvelle «Instruction pour le déroulement des enquêtes diocésaines et éparchiales dans les causes des saints». Le document, intitulé Sanctorum Mater, a été émis par la Congrégation pour les Causes des Saints. L’Instruction, approuvée par BENOÎT XVI le 22 février 2007, porte la date du 17 mai suivant et est signée par le cardinal préfet José Saraiva Martins et par Monseigneur MICHELE DI RUBERTO qui avait été nommé archevêque et secrétaire de ce dicastère douze jours auparavant.
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Le document, qui a été publié en langue italienne (mais les versions officielles dans les autres langues sont déjà sous presse), se compose d’une introduction suivie de 150 paragraphes et d’un appendice de 15 nouveaux articles qui, consacrés à la «Reconnaissance canonique de la dépouille mortelle d’un serviteur de Dieu», décrivent les procédures à suivre pour la translation des reliques. Un sujet qui est devenu d’actualité depuis les polémiques qui ont suivi la décision de l’archidiocèse de Manfredonia-Vieste-San Giovanni Rotondo d’effectuer une reconnaissance de la dépouille mortelle de SAINT PADRE PIO DA PIETRELCINA.
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Pour illustrer le contenu de la nouvelle Instruction, 30 Jours a interviewé le CARDINAL JOSÉ SARAIVA MARTINS qui est depuis dix ans à la tête du dicastère chargé des causes des saints.
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GIANNI CARDINALE :
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Éminence, pourquoi cette nouvelle Instruction ?
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CARDINAL JOSÉ SARAIVA MARTINS :
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C’est un document dont on ressentait depuis longtemps le besoin. Je me rappelle que la session plénière de notre Congrégation, qui s’était tenue en avril 2006, avait précisément comme premier sujet à l’ordre du jour un document qui permît de sauvegarder une application fidèle des Normae servandae in inquisitionibus ab episcopis faciendis in causis sanctorum, émises en 1983 par ce dicastère
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«dans le but de sauvegarder le sérieux des investigations qui se déroulent dans les enquêtes diocésaines sur les vertus des serviteurs de Dieu, sur les cas de martyrs déclarés ou sur les éventuels miracles».
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Et BENOÎT XVI s’est aussi attardé sur ce sujet dans le Message qu’il a envoyé aux participants de cette session plénière.
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GIANNI CARDINALE :
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Que vous a dit à cette occasion le Pape ?
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CARDINAL SARAIVA MARTINS :
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«Les causes», a confirmé Benoît XVI, «doivent être instruites et étudiées avec le plus grand soin, en recherchant avec zèle la vérité historique, à travers des preuves issues de témoignages ou de documents omnino plenae, car celles-ci n’ont d’autres finalités que la gloire de Dieu et le bien spirituel de l’Église et de ceux qui sont à la recherche de la vérité et de la perfection évangélique. Les pasteurs diocésains, en décidant coram Deo quelles sont les causes qui méritent d’être ouvertes, évalueront avant tout si les candidats aux honneurs des autels jouissent réellement d’une réputation de sainteté, de miracles ou bien de martyre, solide et largement confirmée».
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«Cette réputation, dont le Code de Droit canonique de 1917 souhaitait qu’elle fût «spontanea, non arte aut diligentia procurata, orta ab honestis et gravibus personis, continua, in dies aucta et vigens in praesenti apud maiorem partem populi» (can. 2050, § 2), est un signe de Dieu qui indique à l’Église
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ceux qui méritent d’être placés sur «le lampadaire» et de briller «pour tous ceux qui sont dans la maison» (Mt 5, 15)».
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«Il est clair», a conclu le Pape
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«que l’on ne pourra pas ouvrir une cause de béatification et de canonisation en l’absence d’une réputation de sainteté démontrée, même si l’on se trouve en présence de personnes qui se sont distinguées par leur cohérence évangélique et par leurs mérites ecclésiaux et sociaux particuliers».
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J’ai voulu rapporter dans leur intégralité la parole du Pape parce que notre dicastère s’en est tenu scrupuleusement, dans la rédaction de l’Instruction en question, aux indications pontificales.
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Puis-je vous donner un exemple à ce sujet ?
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GIANNI CARDINALE :
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Je vous en prie.
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CARDINAL SARAIVA MARTINS :
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Le canon du Code de Droit canonique cité précédemment est devenu presque à la lettre l’alinéa 2 du paragraphe 7 de l’Instruction :
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«La réputation [de sainteté ou de martyre ndr] doit être spontanée et non procurée artificiellement. Elle doit être stable, continue, diffusée parmi des personnes dignes du foi et vivante dans une partie significative du peuple de Dieu».
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J’ajouterais qu’en ce sens, le rôle réservé aux laïcs est important. Ce sont eux, en effet, les témoins principaux de la réputation de sainteté.
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GIANNI CARDINALE :
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Comment se présente l’Instruction ?
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CARDINAL SARAIVA MARTINS :
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Le document, divisé en six parties, décrit minutieusement tous les actes que les diocèses doivent accomplir pour commencer et mener à bien la phase diocésaine du procès de béatification.
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* La première partie rappelle, comme nous l’avons vu, la nécessité d’une authentique réputation de sainteté pour commencer le procès et explique ce que sont l’acteur, le postulateur et l’évêque compétent de la cause.
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* La deuxième partie décrit la phase préliminaire de la cause qui va jusqu’à la concession par la Congrégation vaticane du nulla osta.
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* La troisième partie parle de l’Instruction de la cause,
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* La quatrième des modalités à suivre dans la recherche des documents-preuves et la cinquième des témoignages requis (testificali). Il y a aussi dans cette section un petit chapitre consacré à l’«utilisation des appareils d’enregistrement et des ordinateurs».
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* Et finalement la sixième partie indique les procédures pour les actes conclusifs de l’enquête diocésaine.
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GIANNI CARDINALE :
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Au total, quelles sont les nouveautés apportées par cette nouvelle Instruction ?
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CARDINAL SARAIVA MARTINS :
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Par ce document nous avons voulu clarifier les dispositions en vigueur, en faciliter l’application et indiquer concrètement les modalités de leur exécution pour les causes anciennes, qui sont uniquement fondées sur des documents, comme pour les causes récentes, qui sont fondées aussi sur des témoignages de visu. Pratiquement, toutes les procédures que les diocèses doivent suivre dans les enquêtes concernant la réputation de sainteté, le martyre et les miracles présumés sont expliquées avec beaucoup de précision.
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GIANNI CARDINALE :
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Vous avez déclaré dans une interview accordée à L’Osservatore Romano que, dans les causes de béatification, il est «nécessaire de procéder avec encore plus de prudence et d’attention». Cela veut-il dire qu’en ce moment, dans les diocèses, il n’en est pas ainsi ?
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CARDINAL SARAIVA MARTINS :
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Je ne voudrais pas dire cela. Disons que cette Instruction présente de manière organisée ce que la Congrégation a sans cesse répété ces dernières années en répondant à des questions particulières et à des demandes d’éclaircissement venues des différents diocèses. Nous, nous désirons seulement que les choses soient bien faites.
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GIANNI CARDINALE :
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Pensez-vous que les petits diocèses ou les diocèses du Tiers-monde ont les instruments nécessaires pour se conformer à toutes les dispositions prévues ?
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CARDINAL SARAIVA MARTINS :
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Il y a certainement des diocèses qui pourraient rencontrer quelque difficulté dans ce domaine. Dans ces cas-là, nous invitons toujours les diocèses à se référer ou à s’associer à d’autres diocèses voisins pour chercher une aide et, éventuellement, à créer des structures interdiocésaines répondant aux besoins.
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L’Instruction Sanctorum Mater a aussi un appendice qui concerne la «Reconnaissance canonique de la dépouille mortelle d’un serviteur de Dieu». À vrai dire, le texte s’occupe aussi de la reconnaissance et de la translation des reliques des saints et des bienheureux.
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GIANNI CARDINALE :
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Que pouvez-vous nous dire au sujet de la reconnaissance de la dépouille de SAINT PADRE PIO DA PIETRELCINA ?
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CARDINAL SARAIVA MARTINS :
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Le diocèse compétent, à savoir le diocèse de Manfredonia-Vieste-San Giovanni Rotondo, a envoyé à notre Congrégation la demande de concession d’un nulla osta à la reconnaissance et à l’exposition pour une période de temps déterminée de la dépouille mortelle de SAINT PADRE PIO DA PIETRELCINA. On nous a de plus communiqué qu’après cette période d’exposition, la dépouille sera déposée dans le lieu le plus approprié, mais on ne nous a pas précisé en quel lieu.
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GIANNI CARDINALE :
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Il n’a donc pas été précisé à votre Congrégation si la dépouille de SAINT PADRE PIO DA PIETRELCINA serait replacée dans l’ancien sanctuaire ou dans le nouveau…
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CARDINAL SARAIVA MARTINS :
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Il n’appartient pas à notre Congrégation de décider dans un sens ou dans un autre. C’est une décision qui revient à l’évêque local qui demande au dicastère le nulla osta. Nous ne pourrions intervenir que si se profilait l’hypothèse que la dépouille puisse être conservée en un lieu non digne. Mais il ne me semble pas que ce soit le cas ici.
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GIANNI CARDINALE :
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Éminence, BENOÎT XVI a reçu en audience, le 17 décembre dernier, le Collège des postulateurs ainsi que les supérieurs et les officiers de la Congrégation pour les Causes des Saints.
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Qu’est-ce qui vous a le plus frappé dans le discours prononcé par le Pape à cette occasion ?
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CARDINAL SARAIVA MARTINS :
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J’ai été favorablement impressionné par le paragraphe suivant :
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«Tous ceux qui travaillent aux causes des saints, bien qu’avec des rôles différents, sont appelés à se mettre exclusivement au service de la vérité. Pour cette raison, au cours de l’enquête diocésaine, les preuves de témoignages et les documents doivent être recueillis, qu’ils soient favorables ou contraires à la sainteté et à la renommée de sainteté ou de martyre des Serviteurs de Dieu. L’objectivité et l’exhaustivité des preuves recueillies dans cette première phase – fondamentale par certains aspects – du procès canonique accompli sous la responsabilité des évêques diocésains, doivent évidemment s’accompagner de l’objectivité et de l’exhaustivité des Positiones, que les rapporteurs de la Congrégation préparent avec la collaboration des postulations».
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Ces paroles du Pape BENOÎT XVI intègrent, d’une certaine manière, le texte de l’Instruction. Et elles sont elles aussi la boussole dont ne peuvent se passer ceux qui s’occupent des causes des saints.
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VATICAN - CONFÉRENCE DE PRESSE DU CARDINAL MARTINS
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PAROLES DE SAINTS SUR LA SAINTETÉ
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SAINT AUGUSTIN
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«Quel mérite y a-t-il donc dans l'homme avant la grâce qui la lui fasse obtenir, puisque tout mérite en nous est l'œuvre de la grâce, et que Dieu, en couronnant nos mérites, ne couronne que ses dons ?» ( Lettre 194, 19).
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SAINTE THÉRÈSE DE L’ENFANT-JÉSUS
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«Ah ! Laissons-nous dorer par le Soleil de son amour… ce soleil est brûlant… consumons-nous d’amour !… SAINT FRANÇOIS DE SALES «Quand le feu de l’amour est dans un cœur tous les meubles volent par les fenêtres.» Oh ! ne laissons rien… rien dans notre cœur que Jésus !… Ne croyons pas pouvoir aimer sans souffrir ; sans souffrir beaucoup… notre pauvre nature est là ! et elle n’y est pas pour rien !… C’est notre richesse, notre gagne-pain !… Elle est si précieuse que Jésus est venu sur la terre exprès pour la posséder. (2r ) Souffrons avec amertume, sans courage !… «Jésus a souffert avec tristesse ! Sans tristesse est-ce que l’âme souffrirait !… » Et nous voudrions souffrir généreusement, grandement !… Céline ! Quelle illusion !… Nous voudrions ne jamais tomber ?… Qu’importe, mon Jésus, si je tombe à chaque instant, je vois par là ma faiblesse et c’est pour moi un grand gain… Vous voyez par là ce que je puis faire et maintenant vous serez plus tenté de me porter en vos bras. Si vous ne le faites pas, c’est que cela vous plaît de me voir par terre… alors je ne vais pas m’inquiéter, mais toujours je tendrai vers vous des bras suppliants et pleins d’amour !… Je ne puis croire que vous m’abandonniez !… (2v ) «Les Saints lorsqu’ils étaient aux pieds de Notre Seigneur, c’est alors qu’ils rencontraient leurs croix » !Céline chérie, doux écho de mon âme !.. Si tu connaissais ma misère !… oh ! si tu savais… La Sainteté ne consiste pas à dire de belles choses, elle ne consiste pas même à les penser, à les sentir !… elle consiste à souffrir et à souffrir de tout. « La Sainteté ! il faut la conquérir à la pointe de l’épée, il faut souffrir… il faut agoniser !… » Un jour viendra où les ombres disparaîtront, alors il ne restera plus que la joie, l’ivresse… Profitons de notre unique moment de souffrance !… ne voyons que chaque instant !… un instant c’est un trésor… Un seul acte d’amour nous fera mieux connaître Jésus… il nous rapprochera de Lui pendant toute l’éternité !…».
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VÉNÉRABLE PÈRE MARIE-EUGÈNE DE L’ENFANT-JÉSUS
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La sainteté concrète a pour chacun de nous une forme particulière. Il n’y a pas de standardisation dans le Royaume de Dieu. Dieu ne connaît pas le robot qui marche. On pourrait en faire des millions… Ici, non, nous sommes tous différents : le bon Dieu a son dessein pour chacun de nous.
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La sainteté consiste dans un état de pauvreté tel qu’à tout instant on soit obligé de tout demander à l’Esprit Saint, on soit dans sa dépendance, suspendu à son secours, convaincu que sans sa grâce, on ne peut rien faire.
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Un saint vivant n’est pas immobile dans une niche et l’Esprit Saint ne le quitte pas dans les moments difficiles. La grande preuve de sainteté n’est pas de ne pas avoir de tentations ou de lassitudes, non, mais c’est de toujours marcher, de réagir, de monter vers Dieu.
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BIENHEUREUSE MARIE DE JÉSUS CRUCIFIÉ
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«Regarde les fruits qui viennent sous la terre : ils croissent et personne ne jouit de leur vue. Regarde au contraire, un rosier exposé aux yeux de tous : il produit des boutons qui se changent en belles roses dont le parfum embaume tous ceux qui approchent ; ce parfum n'est pas pour le rosier, mais pour les autres ; le rosier n'a pour lui que le bois et l'épine. De même je choisis certaines âmes pour être glorifié en elles ; les dons extérieurs que je leur accorde ne sont pas pour elles, mais pour les autres ; ces âmes ne gardent que la souffrance qui est comme l'épine de la rose ; mais après qu'elles auront bien souffert, elles feront comme la rose qui s'ouvre, elles répandront ma bonne odeur et elles iront s'épanouir au ciel»
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SAINTE MÈRE TÉRÉSA DE CALCUTTA
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La sainteté ne consiste pas à mener à bien des choses extraordinaires. Elle consiste à accepter avec le sourire ce que Jésus nous envoie. Elle consiste à accepter et à suivre la volonté de Dieu.
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1 commentaire:

JeanManaus a dit…

Un saint, c'est un homme en qui la présence de Dieu brille plus fort que la lumière noire de ses péchés.