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samedi 26 décembre 2009

PROPHÉTIES BARTHÉLÉMY HOLZHAUSER



VÉNÉRABLE
[B7.bmp]ARTHÉLEMY HOLZHAUSER
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(1613/1658)
[Sans+titre+1.jpg]
APOCALYPSE
DE SAINT JEAN

POUR NOTRE TEMPS
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INTERPRÉTATION DE L'APOCALYPSE
RENFERMANT
L'HISTOIRE DES SEPT ÂGES DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE
Par le vénérable serviteur de DIEU
restaurateur de la discipline ecclésiastique en ALLEMAGNE

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LIRE LES QUATRE PARTIES :
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INTERPRÉTATION DE L'APOCALYPSE PAR LE VÉNÉRABLE HOLZHAUSER ......(TEXTE ENTIER CLIQUER ICI)
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L'APOCALYPSE Père JEAN-MICHEL MALDAMÉ
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BIOGRAPHIE
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Le vénéré HOLZHAUSER BARTHOLOMEW (Laugna, le 24 août 1613 - Bingen, Mai 20, 1658) était un prêtre allemand, l'un des fondateurs d'une communauté religieuse, et un visionnaire et auteur de prophéties.
BARTHOLOMEWHOLZHAUSER est né dans la famille de Léonard et CATHERINE HOLZHAUSER, qui sont pauvres, pieux, et des gens honnêtes. LÉONARD et CATHERINE avait onze enfants, dont BARTHÉLEMY. LÉONARDHOLZHAUSER pratiqué en tant que cordonnier. YOUG BARTHÉLEMY a développé un grand amour pour les livres et un vif désir d'entrer dans le ministère sacré.
A Augsbourg, il a été admis à une école gratuite pour les enfants pauvres, gagner sa vie en chantant de porte à porte et à la mendicité. Il est tombé malade d'une épidémie de rage à l'époque. Après son rétablissement, BARTHOLOMEW rentra à la maison et pour un temps aidé son père au travail.
Il a ensuite poursuivi ses études à Neuburg et Ingolstadt, avec l'aide des amis de la nature et les Jésuites en particulier. Ses professeurs ont été unanimes pour saluer ses talents, sa piété et sa modestie, et de se divertir un grand espoir de son utilité au service de l’Église.
Le 9 Juillet 1636, il a reçu le grade de docteur en philosophie, puis a étudié la théologie, dans laquelle il a mérité le baccalauréat, le 11 Mai 1639. Il a été ordonné prêtre par l'évêque d'Eichstätt, et a dit sa première Messe le dimanche de Pentecôte, 12 Juin 1639 dans l'église de Notre-Dame de la Victoire, à Ingolstadt.
Il a exercé ses fonctions sacerdotales, à cet endroit depuis un certain temps, et a été rapidement très en demande comme un confesseur. Dans l'intervalle, il a assisté à des conférences à l'université et a été proclamé licencié en théologie le Juin 14, 1640. Le 1 er août de la même année, il est entré dans l'archidiocèse de Salzbourg, et a été doyen et curé de Tittmoning.
Le 2 Février, 1642, il devient curé de St John's à Leoggenthal, dans le Tyrol, à la demande de l'évêque de Chiemsee.
Au printemps de 1655, à l'invitation de l'archevêque JOHANN PHILIPP VON SCHÖNBORN, il se rendit à Mayence, où il a rapidement été nommé curé à Bingen sur le Rhin, et en 1657 doyen du district de Algesheim.
Il est mort à Bingen, au printemps de 1658, à l'âge de seulement quarante-cinq ans. Beaucoup de choses sont liées à lui, extraordinaire, de remèdes et autres. À l'occasion du deuxième centenaire de sa mort, une grande fête a eu lieu à Bingen, en présence de l'évêque de Mayence. Le lieu de sa dépouille a été trouvé, et en 1880, un nouveau monument a été érigé sur sa tombe, à l'église paroissiale. Il a été déclaré vénérable par l’Église catholique romaine.
Il a également écrit un ouvrage remarquable sur le dernier livre du NOUVEAU TESTAMENT, ou de l'APOCALYPSE qui, aujourd'hui, est toujours tenu en haute estime. Il a interprété le livre de l'APOCALYPSE comme suit : Les sept étoiles et des sept chandeliers vu signifier par SAINT JEAN sept périodes de l'histoire de l’Église, depuis sa création à sa consommation à l'arrêt définitif. Pour ces périodes correspondent aux sept églises d'Asie Mineure, les sept jours de la création de Mosaic record, les sept ans avant JÉSUS-CHRIST, et les sept dons de l'ESPRIT SAINT. Depuis, il a affirmé, toute la vie est mis au point en sept étapes, de sorte que DIEU a fixé sept périodes de régénération.
Son Interprétation de l'APOCALYPSE de SAINT JEAN ne va que jusqu’au 5ème verset du chapitre 15, ouvrage étonnant, dit-on, et qui offre une admirable concordance des temps et des événements.
Écrit en 1650 environ, pendant qu'HOLZHAUSER était accablé de grandes tribulations au milieu desquelles il se livrait à une prière incessante et passait des journées entières sans boire ni manger, s'isolant de toute société humaine, il précisa : 
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«j'étais comme un enfant dont on conduit la main pour le faire écrire».
Pour notre époque il annonce de si grandes tribulations que seul un petit nombre, un tout petit nombre gardera la Foi. 
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«Le texte latin exprime les noms (nomines), c'est-à-dire un si petit nombre, qu’on peut facilement les appeler par leurs noms» (p.179).
Cette notion du petit nombre reviendra souvent dans les visions des âmes saintes, privilégiées de visions sur notre époque
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PROPHÉTIES
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BIENHEUREUX AMÉDÉE
Dans une lettre au BIENHEUREUX AMÉDÉE, le VÉNÉRABLE, BARTHÉLEMY HOLZHAUSER (né à Langnau – BAVIÈRE) en 1613, ordonné prêtre en 1639, mort à Bingen en 1658, prophétisa très exactement la première guerre mondiale, l'assassinat du TZAR DE RUSSIE, et les périls de ce que la nouvelle doctrine, le Communisme, signifierait pour le monde, ainsi que la seconde guerre mondiale.

Le point le plus extraordinaire de cette prophétie est que le VÉNÉRABLE HOLZHAUSER établit une relation entre les signes, qu'il donne comme caractéristique de la fin des temps (en quoi il ne diffère pas des autres prophètes), et la date de la naissance de l'ANTÉCHRIST qu'il fixe en l'an 1954.

Il affirme de plus que, à la fin du XXème siècle, il y aura un châtiment de DIEU spectaculaire, tel que personne n'aurait pu l'imaginer.

Il parle encore de l'union des catholiques et des protestants, ainsi que de la naissance en PALESTINE de l'ANTÉCHRIST qui sera reconnu par les Juifs comme le véritable MESSIE.

Cette dernière prophétie nous rappelle les paroles de JÉSUS, citées par SAINT JEAN :

«Je suis venu au nom de mon PÈRE et vous ne m'avez pas reçu, mais si un autre vient en son propre nom, vous le recevrez».
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«Trois jours durant, la terre sera plongée dans l'obscurité la plus complète ; comme jadis en Égypte, l'Ange exterminateur abattra tous ceux qui se sont dressés contre DIEU et contre la religion ou bien ont poursuivi l’Église et les prêtres de leur haine satanique».
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Pour notre époque il annonce de si grandes tribulations que seul un petit nombre, un tout petit nombre gardera la Foi.
(Le texte latin exprime les noms (nomines), c'est-à-dire un si petit nombre, qu’on peut facilement les appeler par leurs noms).
Cette notion du petit nombre reviendra souvent dans les visions des âmes saintes, privilégiées de visions sur notre époque
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«Les barbares et les tyrans entreront en Italie, ils dévasteront Rome , ils bruleront les temples et mineront tout......».
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«Ainsi, dans le 5ème âge (le notre), une très grande partie de l'église latine abandonnera la vraie foi et tombera dans les hérésies , ne laissant en EUROPE qu'un petit nombre de bons catholiques.».
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«Le 6ème âge de l'église commencera avec le Monarque puissant et le saint pontife et durera jusqu’à l'apparition de l'ANTÉCHRIST. Ce sera un âge de consolation......(Ici l'auteur fait référence à l'Ère de paix après les Tribulations ....).».
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Voici le texte du VÉNÉRABLE BARTHÉLEMY HOLZHAUSER correspondant à notre époque.
Du cinquième âge de l'Église militante, appelé âge d'affliction, commençant depuis LÉON X et CHARLES-QUINT, jusqu'au Pontife saint et au Monarque puissant.
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CHAPITRE III
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VERSET 1 à 6 DE L'APOCALYPSE DE SAINT JEAN
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VERS. 3, 1. Écris à l'ange de l'Église de Sardes : Voici ce que dit celui qui a les SEPT ESPRITS DE DIEU et les sept étoiles : Je connais tes œuvres : tu as la réputation d'être vivant, mais tu es mort.
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Le cinquième âge de l’Église commença sous l'empereur CHARLES-QUINT et le pape LÉON X, vers l'an 1520, il durera jusqu'au Pontife saint et au Monarque puissant qui viendra dans notre âge et sera appelé le secours de DIEU c'est-à-dire rétablissant toutes choses. Le cinquième âge est un âge d’affliction, de désolation.
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Sous l'empereur CHARLES-QUINT et le pape LÉON X, vers l'an 1520. Il durera jusqu'au Pontife saint et au Monarque puissant qui viendra dans notre âge et sera appelé le secours de DIEU c'est-à-dire rétablissant toutes choses. Le cinquième âge est un âge d'affliction, de désolation,
d'humiliation et de pauvreté pour l'Église, et il peut être appelé avec raison un âge purgatif (purgativus). Car c'est dans cet âge que JÉSUS-CHRIST a épuré et épurera son froment par des guerres cruelles, par des séditions, par la famine et la peste, et par d'autres calamités horribles, en affligeant et en appauvrissant l’Église latine par beaucoup d'hérésies, et aussi par les mauvais chrétiens qui lui enlèveront un grand nombre d'évêchés, des monastères presque innombrables, de très riches prévôtés, etc., etc. L’Église se verra accablée et appauvrie par les impositions et les exactions des princes catholiques, de telle sorte que c'est avec raison que nous pouvons gémir maintenant, et dire avec le  prophète JÉRÉMIE :
LIVRE DES LAMENTATIONS I, 1. 

«La reine des cités est tributaire».
Car l’Église est humiliée et avilie, parce qu'elle est blasphémée par les hérétiques et par les mauvais chrétiens, ses ministres sont méprisés et il n'y a plus pour eux ni honneur, ni respect. C'est par là que DIEU épurera son froment et en jettera la paille au feu, tandis qu'il rassemblera le bon grain pour le mettre dans son grenier.
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Enfin, ce cinquième âge de l’Église est un âge d'affliction, un âge d'extermination, un âge de défection rempli de calamités. Car il restera peu de chrétiens sur la terre qui auront été épargnés par le fer, la famine ou la peste. Les royaumes combattront contre les royaumes, et tous les États seront désolés par les dissensions intestines. Les principautés et les monarchies seront bouleversées ; il y aura un appauvrissement presque général et une très grande désolation dans le monde. Ces malheurs sont déjà en partie accomplis, et ils s'accompliront encore. DIEU les permettra par un très juste jugement, à cause de la mesure comble de nos péchés que nous et nos pères auront commis dans le temps de Sa libéralité à nous attendre à la pénitence.
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L’ÉGLISE DE SARDES est un type de ce cinquième âge. Car le mot Sardes signifie principe de beauté, c'est-à-dire principe de la perfection qui suivra dans le sixième âge. En effet, les tribulations, l'appauvrissement et les autres adversités sont le commencement et la cause de la conversion des hommes, comme la crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse. Or, nous craignons DIEU et nous ouvrons les yeux, lorsque les eaux et les flots des tribulations nous assaillent. Au contraire, pendant que nous sommes dans la félicité, chacun sous son figuier, dans sa vigne, à l'ombre des honneurs, dans les richesses et le repos, nous oublions Dieu notre créateur, et nous péchons en toute sécurité. Voilà pourquoi la divine providence a ordonné avec sagesse que Son Église, qu'Il veut conserver jusqu'à la consommation des siècles, fût toujours arrosée par les eaux des tribulations, à l'instar du jardinier qui arrose ses plantes dans le temps de la sécheresse. A cet âge se rapporte aussi le CINQUIÈME ESPRIT DU SEIGNEUR, qui est l'ESPRIT DE CONSEIL. Car il se sert de cet esprit pour conjurer les calamités, ou pour empêcher de plus grands maux.
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Il s'en sert aussi pour conserver le bien ou pour procurer de plus grands biens encore. Or, la divine sagesse communiqua l'ESPRIT DE CONSEIL à son Église, principalement dans le cinquième âge :
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En l'affligeant, pour qu'elle ne se corrompît pas entièrement par les richesses, les voluptés et les honneurs, et pour l'empêcher de périr.
En interposant le CONCILE DE TRENTE comme une lumière dans les ténèbres, afin que les chrétiens qui la verraient sussent ce qu'ils devaient croire dans la confusion de tant de sectes que l'hérésiarque LUTHER répandit dans le monde. Sans ce CONCILE DE TRENTE, un beaucoup plus grand nombre de chrétiens auraient abandonné la foi catholique, tant était grande alors la divergence des opinions. C'était à peine si les hommes savaient ce qu'ils devaient croire.
En opposant diamétralement à cet hérésiarque et à la masse des impies de cette époque SAINT IGNACE et sa société qui par leur zèle, leur sainteté et leur doctrine, empêchèrent que la foi catholique ne s'éteignit tout-à-fait en EUROPE.
Par son sage conseil, DIEU fit aussi que la foi catholique et que l'Église, qui avaient été bannies de la majeure partie de l'EUROPE, fussent transportées dans les INDES, la CHINE, le JAPON, et dans d'autres contrées éloignées où elle fleurit maintenant, et où le saint nom du Seigneur est connu et glorifié, etc. Ce cinquième âge est aussi figuré par la cinquième époque du monde, qui dura depuis la mort de SALOMON jusqu'à la captivité de BABYLONE inclusivement. En effet :
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- De même qu'à cette cinquième époque du monde ISRAËL 
tomba dans l'idolâtrie par le conseil de JÉROBOAM, et qu'il ne resta que JUDA et BENJAMIN dans le culte du vrai DIEU ; ainsi, dans le cinquième âge, une très grande partie de l'Église latine abandonna la vraie foi et tomba dans les hérésies, ne laissant en EUROPE qu'un petit nombre de bons catholiques.
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- Comme à cause de sa conduite la synagogue et toute la nation juive fut affligée par les gentils et fut souvent livrée à la rapine ; de même aussi maintenant, les chrétiens, l'empire romain et les autres royaumes, de quelles calamités ne sont-ils pas affligés ? Est-ce que l'ANGLETERRE, la BOHÈME, la HONGRIE, la POLOGNE, la FRANCE et les autres États de l'EUROPE ne nous servent pas de témoins, et n'ont pas à déplorer leur maux par des larmes amères, et même par des larmes de sang ?
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- De même qu'ASSUR vint de BABYLONE avec les Chaldéens pour s'emparer de JÉRUSALEM, détruire son temple, incendier la ville, dépouiller le sanctuaire et conduire en captivité le peuple de DIEU, etc. ; ainsi, dans ce cinquième âge, n'avons-nous pas à craindre que les Turcs fassent sous peu irruption, et qu'ils ourdissent des plans sinistres contre l'Église latine ; et cela à cause de la mesure comble de nos crimes et de nos abominations les plus grandes
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- Comme à la cinquième époque le royaume d'ISRAËL et le royaume de JUDA furent considérablement affaiblis et s'affaiblirent toujours de plus en plus, jusqu'à ce qu'enfin, d'abord le royaume d'ISRAËL, puis ensuite celui de JUDA fussent entièrement détruits, de même aussi, dans ce cinquième âge, nous voyons que l'empire romain fut divisé, et il est tellement agité maintenant, que nous devons craindre qu'il périsse comme l'empire d'Orient périt l'an 1452.

Enfin, à ce cinquième âge se rapporte aussi le cinquième jour de la création du monde, lorsque DIEU dit que les eaux produisissent toutes sortes de poissons et de reptiles, et qu'il créa les oiseaux du ciel. Or, ces deux sortes d'animaux figurent la plus grande liberté ; car qu'y a-t-il de plus libre que le poisson dans l'eau, et que l'oiseau dans l'air ? Ainsi trouvons-nous métaphoriquement dans ce cinquième âge la terre et l'eau pleines de reptiles et d'oiseaux. Car ils abondent, les hommes charnels qui, ayant abusé de la liberté de conscience et ne se contentant pas des concessions qui leur ont été accordées naguère dans le traité de paix, rampent et volent après les objets de leur volupté et de leur concupiscence. Chacun croit et fait ce qu'il veut.

C'est à eux que se rapportent les paroles de l'apôtre SAINT JUDE, v. 10, dans son Épître catholique, lorsqu'il dit :
«Ceux-ci blasphèment tout ce qu'ils ignorent, et ils se corrompent en tout ce qu'ils connaissent naturellement, comme les bêtes irraisonnables... Le désordre règne dans leurs festins ; ils mangent sans retenue, ils ne songent qu'à se nourrir eux-mêmes, véritables nuées sans eau que le vent emporte ça et là, arbres d'automne, arbres stériles deux fois morts et déracinés, vagues furieuses de la mer répandant leur confusion comme l'écume ; astres errants, auxquels un tourbillon de tempêtes est réservé pour l'éternité... Murmurateurs inquiets, marchant selon leurs désirs, et dont la bouche profère l'orgueil ; admirateurs des personnes selon le profit qu'ils en espèrent... Hommes qui se séparent eux-mêmes, hommes sensuels n'ayant point l'esprit de DIEU».
Or, c'est ainsi que, dans ce misérable âge de l'Église, on se relâche sur les préceptes divins et humains et que la discipline est énervée ; les saints Canons sont comptés pour rien, et les lois de l'Église ne sont pas mieux observées par le clergé que les lois civiles parmi le peuple. De là nous sommes comme des reptiles sur la terre et dans la mer, et comme des oiseaux dans l'air : chacun est entraîné à croire et à faire ce qu'il veut, selon l'instinct de la chair. D'où il suit :
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Voici ce que dit celui qui a les SEPT ESPRITS DE DIEU et les SEPT ÉTOILES
Ces SEPT ESPRITS DE DIEU sont les SEPT DONS DU SAINT-ESPRIT, que JÉSUS-CHRIST envoya partout le monde, et qu'Il révéla aux nations dans la vérité de la foi. Les SEPT ÉTOILES désignent l'universalité des évêques et des docteurs, comme il est démontré plus haut. Voici ce que dit celui qui a les SEPT ESPRITS DE DIEU et les SEPT ÉTOILES
http://img26.xooimage.com/files/d/9/5/esprit-saint-ac64d2.jpgC'est-à-dire, que JÉSUS, FILS DE DIEU à qui toute puissance a été donnée dans le ciel et sur la terre, a en son pouvoir les SEPT ESPRITS de la vérité de la foi, et les SEPT ÉTOILES ; les prélats et les docteurs, qu'il peut nous enlever et transporter aux nations lointaines à cause de nos grands crimes, et à cause de la dureté de nos cœurs et de notre incrédulité. C'est ce qu'Il fit, lorsqu'Il permit que la lumière de la foi abandonnât la plus grande partie de l'EUROPE, pour être transportée aux extrémités des INDES, qui étaient plongées dans les ténèbres du paganisme. Il éclaira ces nations par le ministère de SAINT FRANÇOIS XAVIER et d'autres docteurs.
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Si nous ne faisons pas pénitence au plus tôt, en conformant notre vie à celle de JÉSUS-CHRIST, il est à craindre que cette lumière de la foi nous soit tout-à-fait enlevée.
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Par ces paroles, le CHRIST veut donc exciter Son Église par une crainte salutaire, parce que la crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse. Et comme DIEU ne peut pas nous envoyer un plus grand fléau que celui d'aveugler Son peuple, en lui enlevant le don de la vraie foi par le moyen des faux docteurs, qu'Il suscite à la place des vrais, et cela en punition de nos abominations et de nos cœurs impénitents, voilà pourquoi, touchés par une sainte crainte et couverts du sac et de la cendre, nous devons venir nous prosterner humblement aux pieds de JÉSUS-CHRIST, et lui dire avec le Roi-Prophète :
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PSAUME L, 13 :

«Ne me rejetez pas de devant Votre face et ne retirez pas de moi Votre ESPRIT. Rendez-moi la joie qui naît de Votre salut, et affermissez-moi en me donnant un ESPRIT DE FORCE, etc.»
Je connais tes œuvres.
Par ces paroles Il reproche les œuvres de ce cinquième âge. Je connais, c'est-à-dire tes œuvres mauvaises ne Me sont pas cachées, tes œuvres pleines d'imperfections, tes œuvres fausses et hypocrites, qui ont le dehors de la piété, et qui n'ont pas la vérité de la charité. Tes œuvres c'est-à-dire, ta pompe, ta splendeur et ta sainteté extérieure. Je connais tes œuvres : je n'ignore pas, Moi qui suis le scrutateur des cœurs, qu'en général tes œuvres apparaissent bonnes extérieurement, mais, qu'à l'intérieur, elles sont mauvaises et donnent la mort. C'est pour cela qu'Il dit et qu'Il ajoute : Tu as le nom de vivant, mais tu es mort. Or nous pouvons avoir le nom de vivre spirituellement en JÉSUS-CHRIST, principe de vie, en trois manières :
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1°) Par la foi en JÉSUS-CHRIST, et c'est de là que nous portons le nom de Chrétiens ;
2°) Par les œuvres de justice et de charité en JÉSUS-CHRIST, de la vie duquel vit quiconque n'est pas en état de péché mortel, et se trouve dans la grâce de DIEU ;
3°) Par l'observance des conseils évangéliques, par les ordres sacrés de l'épiscopat, du sacerdoce, etc. ; Par les vœux que l'on fait en se dévouant spécialement à la vie religieuse, en abandonnant les pompes, les richesses et les plaisirs du siècle, et en se consacrant à DIEU seul et à son CHRIST.
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Or, JÉSUS-CHRIST reproche surtout au cinquième âge d'être entaché du vice particulier de s'attribuer faussement le nom de vivre en Lui, tandis qu'on vit tout autrement. Ceci se prouve par induction :
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1. Tous les hérétiques qui, dans le cinquième âge, sont à peu près aussi nombreux que les sauterelles sur la terres se glorifient du nom du CHRIST ; ils disent être de vrais chrétiens et vivre en JÉSUS-CHRIST, et cependant tous sont morts et mourront éternellement, s'ils ne font pénitence et s'ils ne rentrent en eux-mêmes. Ils n'ont DIEU et son FILS JÉSUS que sur les lèvres, tandis qu'ils ont le démon dans le cœur et le monde sur les bras.
2. Combien de milliers de chrétiens refroidis dans ce siècle de calamité, qui, ne considérant que l'heureux succès obtenu en toutes choses par les hérétiques, et observant malignement les mœurs des ecclésiastiques et leur manière d'être, conservent à la vérité le nom de catholiques, à cause d'une certaine crainte et du respect humain, mais qui sont morts intérieurement dans l'athéisme et l'indifférentisme, dans le CALVINISME et le pseudopoliticisme et dans leur haine contre les prêtres ? Ils ont le nom de vivants, parce qu'ils feignent la piété ; ils font semblant d'avoir de la religion, ils se donnent comme des gens consciencieux en communiquant avec les catholiques et confessant d'appartenir à la vraie foi, en présence des princes et des grands. Et même ils se laissent employer dans les œuvres pies et les favorisent ; ils voient les religieux et les fréquentent, ils font ostentation de zèle dans leurs paroles, par leurs conseils, et même par un certain zèle extérieur pour la construction des monastères et des collèges, par exemple ; mais ils font tout cela pour avoir le nom d'êtres vivants, et pour se mettre en faveur auprès des hommes et des grands. Ils cherchent à gagner la confiance du monde par cette apparence de piété et de religion, pour pouvoir ensuite réussir avec plus de facilité dans leurs trames et dans leurs projets obscurs.
3. Si nous examinons en détail le petit nombre des catholiques, leur justice nous apparaîtra aussi dégoûtante qu'un linge sale ; car la plupart ne s'adonnent qu'aux voluptés, et sont morts dans le péché. Ils ne servent qu'à l'œil ; ils se glorifient dans les choses extérieures, et ils paraissent ignorer qu'on ne reçoit pas la brebis sans laine ; car leur charité chrétienne s'est refroidie, et ils ne recherchent que leurs aises et leur avantage personnel. On ne trouve ordinairement ni justice, ni équité dans les tribunaux ; mais bien l'acception des personnes et des présents, ce qui fait que les procès sont interminables. 
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L'humilité est presque inconnue dans ce siècle, et elle a dû céder sa place au faste et à la vaine gloire, qu'on excuse par les convenances et le rang. On tourne en ridicule la simplicité chrétienne, qu'on traite de folie et de bêtise , tandis qu'on regarde comme sagesse le savoir élevé, et le talent d'obscurcir par des questions insensées et par des arguments compliqués tous les axiomes de droit, les préceptes de morale, les saints canons et les dogmes de la religion ; de telle sorte qu'il n'y a plus aucun principe si saint, si authentique, si ancien et si certain qu'il puisse être, qui soit exempt de censures, de critiques, d'interprétations, de modifications, de délimitations et de questions de la part des hommes, etc. On fréquente à la vérité les églises, mais on n'y montre pas de respect en présence du DIEU tout-puissant, on y rit, on y parle, on y regarde çà et là, on y plaisante, on s'y provoque par des regards, etc. On orne son corps de beaux habits, tandis que l'âme est tachée par les souillures du vice. La parole de DIEU est négligée, méprisée, tournée en ridicule. On n'a plus d'estime pour la sainte Écriture ; c'est MACHIAVEL, BODIN et tous leurs semblables qu'on estime seuls et qu'on apprécie. On ne cultive que l'esprit, et non le cœur dans l'éducation des enfants, qu'on rend désobéissants, dissolus, beaux-parleurs, babillards et irréligieux.
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Les parents les aiment d'un amour désordonné, dissimulant leurs défauts, et ne les corrigeant pas, et ne faisant pas observer la discipline domestique. On devrait faire de l'enfant un fils simple, bon, aimant la vérité, un vrai chrétien droit et juste ; mais on a beaucoup plus soin qu'il devienne un politique ou un savant. Ce ne sera que lorsqu'il parlera plusieurs langues et qu'on l'aura formé aux mœurs étrangères, qu'on l'envisagera comme un jeune homme de bonne espérance et un citoyen accompli. On exigera de plus qu'il sache feindre, dissimuler, parler et sentir d'une manière nouvelle, se faire à tout et imiter tout, comme un histrion. 
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Enfin il ne devra chercher ses plaisirs que dans les nouveautés, etc. Or, c'est ainsi que ce siècle fait consister sa justice et sa vie dans la fausseté, dans la pompe extérieure, dans la mode et les applaudissements des hommes, tandis qu'il néglige la justice vraie et intérieure, qui seule peut plaire à DIEU.
4. Je ne dirai rien des ecclésiastiques et des religieux, combien ils sont misérables ; car beaucoup d'entre eux ont le nom de vivants, et ils sont morts, etc,.
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Ce détail doit suffire pour prouver que c'est avec raison que JÉSUS-CHRIST adresse des reproches à ce cinquième âge de l’Église, en lui disant : Tu as le nom de vivant, mais tu es mort. Oh ! Qu'il y a peu d'hommes dans ce siècle qui soient vraiment vivants, en servant le Seigneur leur DIEU et en étant les amis de Son CHRIST !
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Le sens de ces paroles est donc :
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* Tu as le nom de vivant, mais tu es mort dans la fausse doctrine ;
*Tu es mort dans l'athéisme et le pseudopoliticisme ;
*Tu es mort dans l'hypocrisie et la justice simulée ;
*Tu es mort dans tes péchés occultes, dans le secret de tes abominations ;
*Tu es mort dans les voluptés et les délices ;
*Tu es mort dans l'effronterie, la jalousie et l'orgueil ;
*Tu es mort dans les péchés de la chair, dans l'ignorance des mystères et des choses nécessaires au salut ;
* Tu es mort enfin dans l'irréligion et le mépris de la parole de DIEU ; car toute charité, qui est la seule et véritable vie en JÉSUS-CHRIST, s'est refroidie en toi.
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VERS. 3, 2. Sois vigilant, et confirme tous ceux qui étaient près de mourir ; car je n'ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon DIEU.
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Sois vigilant
Par ces paroles Il exhorte les pontifes, les prélats et les docteurs à la vigilance et à la sollicitude pastorale, qui doivent être d'autant plus grandes, que les temps sont plus mauvais et plus difficiles, et qu'il s'est glissé dans le monde beaucoup de loups parmi les brebis : par cela même, celles-ci sont plus exposées à la corruption, à la rapacité et au danger de périr, si elles ne trouvent pas un appui solide dans la vigilance et la sollicitude des prélats. C'est donc à dessein qu'il dit :
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* Sois vigilant à prier DIEU pour ceux qui te sont confiés, et pour les faibles dans la foi ;
* Sois vigilant dans l'amour pour les pécheurs.
Or, le fondement de la vraie vigilance, et de la sollicitude pastorale, consiste à prier fréquemment, humblement et dévotement pour ses ouailles : pour les bonnes, afin qu'elles se conservent ; pour les faibles, afin qu'elles soient soulagées et fortifiées ; pour les mauvaises enfin, dans le but de les ramener à la vérité et à la justice, etc.
* Sois vigilant sur ta personne, afin que tes pensées, tes paroles et tes œuvres soient saintes et irrépréhensibles ; afin que tu sois chaste, sobre, modeste ; et que tu ne sois pas colère, emporté et tyran.
* Sois vigilant sur ta maison et ta domesticité ; afin que ta demeure soit sainte et pure de toutes fornications et de scandales.
* Sois vigilant à conserver une doctrine saine et orthodoxe pour la prêcher aux adultes, et l'enseigner aux enfants.
* Sois vigilant ; et que chacun fasse son devoir ; l'évêque, le prélat, etc.
* Sois vigilant et aie soin de visiter, d'examiner, de corriger, d'exhorter, de consoler et de protéger les prélats, les curés et les prédicateurs qui sont sous ta juridiction.
* Sois vigilant à procurer à tous tes subordonnés qui sont dans la saine doctrine, de bons évêques, de bons prélats, de bons curés et autres bons pasteurs des âmes.
* Sois vigilant contre la malice des hérétiques, contre les mauvais livres, contre les faux chrétiens, les mœurs dépravées, les vices publics, le scandale, le vol, l'adultère, etc.
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et confirme
Et confirme ; c'est-à-dire : conserve ce qui reste de catholiques qui, en tombant peu-à-peu dans l'hérésie et l'athéisme, meurent, faute de vigilance pastorale, etc ,.
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Le texte dit à dessein dans un sens conditionnel : Confirme tous ceux qui étaient près de mourir ; car :
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comme on l'a dit, les restes des catholiques furent conservés en EUROPE par le secours du CONCILE DE TRENTE, de la société de JÉSUS et d'autres hommes pieux ; et sans ces remèdes tous seraient tombés dans l'hérésie, et seraient morts spirituellement.
Ces paroles sont mises dans un sens conditionnel, afin que les évêques, les prélats et les autres pasteurs des âmes comprennent que ce n'est pas du hasard ou d'une aveugle prédestination de DIEU, que dépend le salut ou la mort des âmes rachetées par le sang précieux de JÉSUS-CHRIST, comme les lâches et les impies peuvent se l'imaginer ; mais qu'ils sachent au contraire, que la vie des âmes dépend de la vigilance et de la sollicitude, et que la mort éternelle provient du scandale et de l'incurie des pasteurs.
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Sois vigilant, et confirme tous ceux qui étaient près de mourir
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Ici encore JÉSUS-CHRIST nous intime et fait retentir à nos oreilles, par la voix du prophète, la nécessité de veiller, parce que nous nous trouvons dans des temps mauvais, et dans un siècle plein de dangers et de calamités. L'hérésie reprend partout le dessus et relève la tête ; son corps se fortifie plus que jamais, et ses adeptes ont obtenu le pouvoir presque partout. Ils sont triomphants dans l'empire, dans les royaumes et dans les républiques, et ils se sont enrichis des dépouilles de l'Église. Voilà ce qui fait que beaucoup de catholiques deviennent tièdes ; que les tièdes font défection ; et qu'un grand nombre conçoivent du scandale dans leurs cœurs.
La guerre est aussi une cause de l'ignorance, même dans les choses essentielles de la foi. La corruption des mœurs va croissant dans les camps et parmi les soldats à qui sont rarement accordés de bons pasteurs, de bons prédicateurs et de bons catéchistes. De là vient que la génération se maintient rude, grossière et inflexible ; ignorant tout ou presque tout ; ne s'embarrassant ni de DIEU, ni du ciel, ni de ce qui est honnête. Ne connaissant que la rapine, le vol, le blasphème et le mensonge, elle ne s'étudie qu'à circonvenir le prochain, etc.
Dans la foi catholique, la plupart sont tièdes, ignorants, circonvenus par les hérétiques, qui s'applaudissent de leur félicité, s'en réjouissent, et tournent en dérision les vrais fidèles, qu'ils voient d'ailleurs affligés, appauvris et désolés. En même temps, personne n'étudie les sciences sacrées ; parce que les parents sont pauvres, et qu'il n'y a que désolation dans la plupart des séminaires, qui ne jouissent plus de leurs revenus et des rentes de leurs fondations. Par ce qu'on vient de dire, et pour d'autres misères encore, on comprend d'une manière évidente, combien est grand le danger qui menace la foi catholique dans l'empire romain. Soyez donc, vigilants, ô vous, Évêques et Prélats de l'Église de DIEU ! Prenez conseil de vous-mêmes, et réfléchissez mûrement avec vos ouailles sur les moyens de leur procurer, dans cette nécessité urgente, des prêtres pieux, zélés et instruits qui, par leur saine parole et par leurs bons exemples brillent comme une lumière aux yeux de leurs brebis, pour les conduire dans un bon pâturage, et les confirmer dans la foi catholique.
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Sois vigilant et confirme tous ceux qui étaient près de mourir ; car Je ne trouve pas tes œuvres pleines devant DIEU
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Ici Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST parle comme homme et comme le chef invisible de l'Église. La Divinité, dans l'abîme infini de Sa prescience éternelle, Lui révéla les défauts et les péchés des pasteurs et des autres membres à venir de l’Église, et Lui conféra en même temps la mission de les corriger. JÉSUS-CHRIST fonde donc Son reproche sur le défaut de vigilance et de sollicitude pastorale dont il est parlé plus haut, que DIEU exige cependant des évêques et des prélats de l'Église. Voilà pourquoi il se sert de la conjonction car qui unit ce qui précède avec ce qui suit ; savoir : Sois vigilant... ;
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* Car je ne trouve pas tes œuvres pleines devant mon DIEU, C'est-à-dire tu n'accomplis pas ton devoir comme tu pourrais et comme tu devrais le faire ; tu n'es pas assez vigilant, et tu n'as pas assez de sollicitude pour les brebis qui te sont confiées ;
* Car tes œuvres ne sont pas pleines, c'est-à-dire, parfaites de charité ; et parce que tu as peu de soin du salut des âmes.
* Car je ne trouve pas tes œuvres pleines, par rapport aux ordinations, aux institutions, aux promotions, aux visites pastorales, et à la discipline.
* Je ne trouve pas tes œuvres pleines ; parce que tu ne marches pas comme J'en ai reçu le commandement de Mon PÈRE, et comme J'ai marché Moi-même dans l'humilité, la pauvreté et l'abnégation des pompes du siècle.
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Voilà donc pourquoi JÉSUS-CHRIST dit : Car Je ne trouve pas tes œuvres pleines, pour exprimer qu'elles ne plaisent pas à Sa volonté, contre laquelle tu agis, en ne prenant soin que de toi-même, en usant d'indulgence envers ta personne dans l'aveuglement de ton amour propre et de tes voluptés. Tu affectes le faste, tu es enflé d'honneurs, tu prodigues mon patrimoine dans le luxe de la table, le brillant des cours, la splendeur des palais, une domesticité nombreuse ; dans le luxe des chevaux et des équipages ; dans les moyens d'exalter et d'enrichir tes parents ; en un mot, dans la pompe du siècle. Tandis qu'au contraire, tu devrais employer tes revenus à nourrir les pauvres, à consoler les veuves et les orphelins, et à secourir les catholiques dans les pays où ils ont été appauvris et dépouillés par les déprédations des hérétiques et des autres ennemis de la religion, et où ils gémissent sous le joug, faute des secours humains. Tu devrais aussi employer ton bénéfice à favoriser les études des jeunes gens qui manquent de moyens, dans le but de suppléer à la pénurie de bons pasteurs ; et aussi pour restaurer les églises en ruines. Et parce que toutes ces œuvres appartiennent au devoir pastoral, et que cependant tu ne les accomplisses pas, Je ne trouve pas tes œuvres pleines devant Mon DIEU, qui connaît tes fautes, lesquelles te rendront inexcusable à son jugement.
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VERS. 3, 3. Souviens-toi donc de ce que tu as reçu et de ce que tu as entendu, et garde-le, et fais pénitence. Si donc tu ne veilles pas, je viendrai à toi comme un voleur, sans que tu aies su à quelle heure je viendrai à toi.
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Souviens-toi donc
Ici il applique le remède au mal. Ce remède est composé de cinq choses :
1°) Souviens-toi donc. Ces paroles recommandent la fréquente méditation d'une vérité sérieuse et importante, et le souvenir constant et ferme du devoir pastoral. Ce souvenir, cette méditation sont un devoir aussi grave qu'important pour les évêques, les prélats et les autres pasteurs, qui doivent en faire le sujet habituel de leurs réflexions et les graver profondément dans leur mémoire. Le fondement et le premier remède est donc, pour les prélats, de se corriger de leurs défauts et de leurs négligences, d'étudier et de connaître les devoirs de leur charge.

2°) C'est pourquoi il dit en second lieu : Souviens-toi donc de ce que tu as reçu.
Par ces paroles, JÉSUS-CHRIST désigne la qualité de la charge et du devoir épiscopal et pastoral qui sont saints, et ont été reçus par le ministère des anges ; et que Dieu a confiés aux hommes, non pas comme un royaume ou un avantage terrestre, mais pour le salut des âmes, pour qui Moi, dit-il, le FILS éternel de DIEU, le Roi des rois et le Dominateur des dominateurs, Je suis descendu des cieux, Je me suis fait homme, Je suis né dans une étable, J'ai logé parmi les animaux, J'ai vécu dans la pauvreté et l'humilité, conversant avec les hommes sur la terre pendant 33 ans ; enfin, Je fus crucifié entre deux voleurs. O toi, prélat et pasteur, tu n'as donc pas reçu cet office pour te faire honorer et encenser des hommes, pour te livrer aux voluptés et aux délices des festins, pour amasser l'or et l'argent, pour exalter et enrichir ta parenté, ni pour rechercher les pompes du siècle ou la vanité du monde, mais bien pour que tu fusses Mon imitateur. Si tu veux être admis au nombre de Mes élus, tu dois te produire pur et immaculé parmi les hommes, dont tu dois être un modèle d'autant plus distingué que le ministère que tu as reçu en héritage est plus élevé, plus saint et plus parfait. Ton fardeau est lourd, plein de travaux, de sollicitudes et de dangers. Il exige donc une exacte vigilance, la crainte de DIEU, une prière continuelle et infatigable, une chaste sobriété, etc.
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* Souviens-toi donc de ce que tu as reçu ; c'est-à-dire, pour quelle fin tu as été institué pontife, évêque, prélat, savoir : pour faire paître le troupeau qui t'a été confié, pour briller comme une lumière dans l'obscurité, pour être le sel de la terre, et pour assaisonner spirituellement les âmes et les esprits des hommes ; enfin, pour être la tête ou le chef qui vivifie les membres et le corps ecclésiastique.
* Souviens-toi donc de ce que tu as reçu de Mon DIEU : tant de dons de la nature, de la fortune, et de la grâce donnée gratuitement, non pas pour jouir arbitrairement de ces avantages, mais pour les faire fructifier comme un serviteur fidèle et utile. Tu n'as pas reçu ces dons pour les cacher dans le linge de ton amour propre, ou pour les enfouir dans la terre des voluptés et des honneurs, mais pour les faire fructifier et profiter spirituellement à Mon DIEU, par tes œuvres de miséricorde et de charité : tu dois t'en servir pour les veuves et les orphelins, et pour entretenir les pauvres et les indigents à l'exemple de Mes saints.
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3°) De là vient le troisième ingrédient du remède :
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* Souviens-toi donc... de ce que tu as entendu dans Mon Évangile. Comment Je me comportai parmi les hommes, et Je donnai Ma vie pour Mes brebis.
* Souviens-toi... de ce que tu as entendu dans les actes et la vie de Mes apôtres, quelle conduite ils ont tenue.
* Souviens-toi... de ce que tu as entendu de tes pères, tes prédécesseurs : les pontifes, les évêques et les prélats de Mon Église. Tu sais en effet qu'ils furent humbles, pauvres, prudents sobres, chastes, pleins de sollicitude et ornés de toutes les vertus. Ainsi donc, à l'exemple de ton Seigneur et ton Maître, des apôtres, des autres saints et amis de Mon DIEU, tu dois vivre comme ils ont vécu, et te comporter comme ils se sont comportés dans ce monde.
* Souviens-toi... de ce que tu as entendu, de la vie et de la conduite que les saints Canons, les écrits des saints Pères, les conciles généraux, provinciaux et diocésains prescrivent.
* Souviens-toi... de ce que tu as entendu nouvellement dans le CONCILE DE TRENTE, de tous ses statuts sur la vie, l'honnêteté et la réforme qu'on doit observer.
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4°) C'est pourquoi il ajoute aussitôt le quatrième remède : Et garde-le. Ces paroles nous excitent à observer ce qui a été dit plus haut, et elles renferment en même temps un reproche particulier sur le vice de ce siècle, qui consiste en ce que l'on n'observe presque plus rien de tous ces devoirs indiqués. Car notre siècle est charnel et délicat ; il se glorifie de beaucoup de choses, particulièrement de ses sciences sublimes. Et parce qu'il sait beaucoup, il se croit en droit de ne rien observer. Nous avons en effet tant de saints Canons, tant de salutaires conciles généraux et synodaux, tant de bonnes lois civiles, de livres spirituels, d'interprètes des saintes Écritures, tant d'écrits des saints Pères remplis de force et de doctrine ; enfin, tant d'exemples des saints. Et cependant nous agissons si peu en bonnes œuvres ! Ah ! c'est que nous sommes les enfants d'un siècle charnel ! Voilà pourquoi le CHRIST nous exhorte et nous presse d'imiter et de suivre par nos actes la voie droite que nous connaissons, et dans laquelle Lui et Ses saints ont marché, en nous servant d'exemple.
5°) Le cinquième remède est contenu dans les paroles qui suivent :
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Et fais pénitence.
La pénitence qu'il nous prescrit ici renferme trois points, savoir :
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* L'homme doit reconnaître et confesser sa faute.
* Il doit en demander pardon à DIEU avec un cœur contrit et humilié.
* Il doit se corriger de ses péchés, réformer sa vie et sa conduite, et s'acquitter de la satisfaction due pour ses fautes.
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Or, comme la génération perverse de ce cinquième âge de l'Église ne fait rien moins que tout cela, voilà pourquoi le CHRIST exhorte par-dessus tout Son Église à faire une pénitence salutaire qu'Il nous propose, non seulement comme l'unique remède nécessaire pour rendre à la vie spirituelle notre âme morte dans le péché, mais encore comme le moyen d'apaiser la colère de Dieu, de détourner de nous les maux qu'il a répandus sur cette génération, et qu'il versera encore par torrents jusqu'à l'infini, si nous ne faisons pénitence.
Malgré tout cela, personne ne veut se convertir, comme on peut le prouver par induction. En effet,
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1. les hérétiques qui sont morts dans leurs erreurs méprisent la pénitence, et ils ne reconnaissent pas ou ne veulent pas reconnaître leur misérable état ; et même ils s'en glorifient, et disent qu'ils agissent bien quoiqu'ils soient morts.
2. Parmi les catholiques, on en trouve peu qui reconnaissent leurs défauts et leurs péchés.
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* Tous les évêques, les prélats et les pasteurs des âmes disent qu'ils accomplissent toujours bien leur devoir, qu'ils veillent et qu'ils vivent comme il convient à leur état.
* De même les empereurs, les rois, les princes, les conseillers et les juges, se glorifient d'avoir bien agi et de continuer à bien agir.
* Tous les ordres sacrés prétendent être innocents.
* Enfin, le peuple lui-même, depuis le premier jusqu'au dernier, a coutume de dire : Qu'ai-je fait de mal, et quel mal fais-je ?
Or, c'est de cette manière que tous s'excusent. Ainsi donc, pour que la divine Sagesse et Bonté pût ramener à la pénitence cette génération pervertie et corrompue au plus haut degré, elle envoya presque continuellement sur elle les maux de la guerre, de la peste, de la famine et d'autres calamités. C'est encore pour cela qu'elle affligea tout nouvellement l'ALLEMAGNE entière par 30 ans de continuelles et étonnantes calamités, afin de nous faire ouvrir enfin les yeux, et de nous obliger à reconnaître nos péchés ; et à implorer le pardon et la miséricorde de DIEU avec un cœur contrit et humilié ; et aussi pour nous engager à réformer notre vie et notre conduite, chacun selon les obligations de son état. Mais au lieu de tout cela, nous sommes devenus pires, et nous sommes tellement aveuglés, que nous ne voulons pas même croire que nous sommes plongés dans ces maux à cause de nos péchés, tandis que la sainte Écriture dit cependant :
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«Il n'y a pas de maux en ISRAËL que le Seigneur n'ait envoyés».
D'où il est à craindre que le Seigneur s'exaspère encore davantage dans Sa colère, dont Il nous menace par les paroles qui suivent.
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Car si tu ne veilles, je viendrai à toi comme un voleur, et tu ne sauras à quelle heure je viendrai
Après la prescription du remède suit une menace terrible contre l'Église de DIEU. Car si tu ne veilles, après être sorti enfin du sommeil profond de tes voluptés, de ta paresse, de tes péchés dans lesquels tu t'es endormi jusqu'ici, Je viendrai à toi en te suscitant des malheurs. Il s'exprime au futur, parce que, comme il a été dit souvent, la colère de Dieu, dans la longanimité de Sa bonté, nous menace souvent de loin et longtemps. Mais de peur qu'à cause de sa lenteur nous ne pensions être à l'abri de Ses coups, il dit : Je viendrai à toi, d'une manière certaine et infaillible. L'Écriture nous avertit de la même manière,
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HABACUC, II, 3
«Attendez-le ; Il viendra, et Il ne tardera pas»
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Je viendrai à toi... comme un voleur.
Il compare ici Sa visite et l'envoi de Ses maux à l'arrivée d'un voleur. Car :
* Le voleur a coutume d'arriver tout-à-coup et à l'improviste ;
* Il vient pendant le sommeil ;
* Il fait infraction dans la maison ;
* Enfin, il pille et vole tout.
Or, tel sera le caractère du mal que DIEU suscitera contre Son Église. Ce mal ce seront les hérétiques et les tyrans, qui viendront tout-à-coup et à l'improviste, qui feront infraction dans l’Église pendant le sommeil des évêques, des prélats et des pasteurs ; qui prendront le dessus et raviront ou pilleront les évêchés, les prélatures, les biens ecclésiastiques, comme nous voyons de nos propres yeux qu'ils firent en ALLEMAGNE et dans le reste de l'EUROPE. Il est même dangereux qu'ils continuent à dominer et à ravir tout ce qui reste.
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Je viendrai à toi comme un voleur, en suscitant contre vous les nations barbares et les tyrans, qui viendront comme un voleur, tout-à-coup et à l'improviste, pendant que vous dormirez dans vos vieilles habitudes de voluptés, d'impuretés et d'abominations. Ils feront infraction et pénétreront jusque dans les forteresses et les garnisons. Ils entreront en Italie, ils dévasteront ROME, ils brûleront les temples et mineront tout, si vous ne faites pénitence et si vous ne vous éveillez enfin du sommeil de vos péchés.
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Et tu ne sauras à quelle heure Je viendrai.
JÉSUS-CHRIST fait ici remarquer, comme en passant, l'aveuglement dont DIEU a coutume de frapper les princes du peuple, afin qu'ils ne puissent ni prévoir, et conséquemment ni prévenir les maux qui les menacent. Car il cache à leurs yeux, appesantis par le sommeil des voluptés, les maux et les vengeances qui doivent les assaillir. C'est donc en ce sens qu'Il dit :
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Et tu ne sauras à quelle heure Je viendrai ; c'est-à-dire, que le temps de Sa visite sera caché à tes yeux ; et tu ne pourras plus prévenir le mal, ni te préparer au combat, parce que l'ennemi viendra rapidement et inondera tout comme les eaux d'un fleuve impétueux, comme la flèche lancée dans l'air, comme la foudre, comme un chien rapide.
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VERS 3, 4. Tu as un petit nombre d'hommes à Sardes qui n'ont point souillé leurs vêtements; ceux-là marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu'ils en sont dignes.
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Suit maintenant l'éloge ordinaire d'un petit nombre, relativement à la multitude d'hommes qui sont sur la terre. Car quelque affligée et désolée que soit l'Église, et quelque méchant que soit le monde, le Seigneur DIEU s'est toujours réservé et se réserve toujours des saints Ses amis, qui brillent comme une lumière ou comme un phare au milieu du monde, pour empêcher que tout se corrompe et que tout soit enveloppé par les ténèbres.
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Tu as un petit nombre d'hommes à Sardes qui n'ont point souillé leurs vêtements.


Par ces paroles, il indique l'espèce d'iniquité dont tout l'univers est souillé et infecté, à peu d'exceptions près. Il désigne cette espèce d'iniquité par sa ressemblance avec des vêtements souillés. Or, on souille ses vêtements :

* Par la boue et le fumier qu'on trouve en circulant dans les rues ;

 
* Par les ordures de diverses immondices qu'on emploie pour la conservation de sa vie ;

* Par la peste et la lèpre.


Ces trois métaphores signifient l'universalité des péchés graves et des iniquités dans lesquelles le monde presqu'en entier est misérablement plongé, et dans lesquelles il languit de maladies même mortelles. En effet, cette génération est tout-à-fait pervertie, délicate, efféminée, molle, charnelle, avare et superbe. C'est de là qu'elle est enfoncée dans la boue des voluptés et des délices, dans l'hérésie et dans l'oubli de DIEU Son Créateur.

Sur une si grande quantité d'états divers, et une si grande multitude d'hommes qui sont dans le monde, il n'y en a qu'un petit nombre qui font exception, et qui croient encore de tout leur cœur au Seigneur DIEU, qui est dans les cieux. Il en est peu qui espèrent dans Sa providence, qui servent
JÉSUS-CHRIST selon l'état de leur vocation, et qui aiment DIEU et le prochain.
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C'est pourquoi il dit :
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Un petit nombre d'hommes.
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Le texte latin exprime les noms (nomina), c'est-à-dire, un si petit nombre, qu'on peut facilement les appeler par leurs noms. Comme il est dit dans l'Écriture :

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«Ceux dont les noms sont inscrits dans le livre de vie», à cause du petit nombre de ceux qui seront sauvés. «Car il y aura beaucoup d'appelés et peu d'élus»
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Et ils marcheront avec Moi revêtus de blanc, parce qu'ils en sont dignes


* L'apôtre indique ici la conduite du CHRIST sur la terre, dont ce petit nombre d'amis suivra l'exemple. Le CHRIST marcha vêtu de blanc,

* Car il vécut parmi les hommes dans la plus grande douceur, pureté, humilité, pauvreté, patience et abandon ; et toutes ces vertus de JÉSUS sont représentées par Son vêtement blanc ;

* Il marcha vêtu de blanc, lorsqu'étant méprisé par HÉRODE dans Sa passion bénie, celui-ci le fit revêtir d'une tunique blanche, et L'ayant fait passer pour fou, il Le renvoya à PILATE.

* Or, c'est ainsi que le petit nombre des élus qui se conservent immaculés au milieu du siècle, marchent, à l'exemple du CHRIST sur la terre, dans une grande humilité, dans le mépris, la pauvreté, la mansuétude, et gémissent dans leur cœur auprès du Seigneur leur DIEU. Ils ont beaucoup à souffrir, et sont méprisés et mis en dérision par le monde, parce que leur vie et leur conduite ne sont considérées que comme une folie. C'est ainsi en effet que le monde a coutume de traiter les saints de DIEU ; c'est ainsi qu'il les a toujours jugés, et qu'il n'a pas rougi de juger le FILS unique de DIEU Lui-même, venu du ciel pour le salut des hommes. Voilà pourquoi JÉSUS-CHRIST dit, pour consoler ses amis :
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JEAN XV, 17

«Ce que Je vous ordonne, c'est de vous aimer les uns les autres. Si le monde vous hait, sachez qu'il M'a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui serait à lui ; mais parce que vous n'êtes point du monde, et que Je vous ai choisis au milieu du monde, c'est pour cela que le monde vous hait. Souvenez-vous de la parole que Je vous ai dite : le serviteur n'est pas plus grand que le Maître. S'ils M'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi». En effet, l'amitié de ce monde est en inimitié devant le Seigneur, et l'amitié avec DIEU est en inimitié avec le monde.
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De là le texte dit :
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Ils marchent avec Moi revêtus de blanc, parce qu'ils en sont dignes.
L'amitié et l'estime de DIEU pour Ses justes et Ses amis nous étonne, en ce qu'Il veut et permet qu'ils errent dans le monde, couverts de peaux de brebis, méprisés, appauvris. Vils, au milieu des tribulations, des persécutions, des injures, des outrages, des tentations, du froid, de la nudité, etc.

Au contraire, le monde et ceux qui sont du monde prospèrent dans les délices, vivent dans la gloire et les richesses, rient et se réjouissent dans l'abondance de tous les biens. Or, telle est l'amitié de DIEU pour Ses élus , dont le monde n'est pas digne. De là ce passage de :
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SAINT PAUL aux HÉBREUX, XI, 35

«Les uns ont été cruellement tourmentés, ne voulant point racheter leur vie présente, afin d'en trouver une meilleure dans la résurrection. Les autres ont souffert les outrages et les fouets, les chaînes et les prisons ; ils ont été lapidés, ils ont été sciés, ils ont été mis aux plus rudes épreuves ; ils sont morts par le tranchant du glaive ; ils ont mené une vie errante, couverts de peaux de brebis et de peaux de chèvres, abandonnés, affligés, persécutés, eux dont le monde n'était pas digne».
C'est là ce que savaient fort bien les saints apôtres de DIEU, qui s'en retournaient pleins de joie du conseil, parce qu'ils avaient été trouvés dignes de souffrir des outrages pour le nom de JÉSUS
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VERS. 3, 5. Celui qui vaincra sera ainsi vêtu de blanc ; je n'effacerai point son nom du livre de la vie, et je confesserai son nom devant mon PÈRE et devant ses anges.
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Ces paroles contiennent la promesse d'une récompense, d'une rétribution et d'une pleine consolation dans l'autre vie. C'est par cette promesse qu'il nous exhorte nous, Ses soldats, et qu'Il nous stimule à la victoire. Celui qui vaincra le monde, la chair et le démon ;
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Celui qui vaincra
* Celui qui vaincra en s'esquivant du joug du démon, à qui il était auparavant soumis par ses péchés et ses voluptés, et qui fera pénitence ;

* Celui qui vaincra en pratiquant envers DIEU et le prochain la charité, qui efface la multitude de nos péchés ;
* Celui qui vaincra en persévérant dans la vraie foi catholique, au milieu de tant de défections, de scandales et d'afflictions des chrétiens ;

* Celui qui vaincra les persécutions, les tribulations, les angoisses et les calamités intentées par les hérétiques et par les mauvais chrétiens ;
* Celui qui vaincra les ruses, les déceptions, les faussetés, dans la prudence et la vraie simplicité chrétienne ; enfin,
* Celui qui vaincra, persévérant dans la sainte doctrine, par des mœurs saintes et par la sincérité de la charité :
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celui-là sera ainsi vêtu de blanc ; c'est-à-dire, qu'il lui sera pleinement rétribué, selon la mesure de ses souffrances. Car autant on aura été méprisé dans ce monde, autant on aura de gloire dans l'autre ; autant de tribulations, autant de consolations. Plus on aura été opprimé dans l'humilité, la pauvreté, la nudité, la soif, la misère, les persécutions, les tribulations et les adversités de ce monde, plus on sera exalté dans l'autre vie. On abondera de richesses célestes, on sera revêtu de l'étoile de l'immortalité, rassasié de la plénitude de toutes les délices, qui ne seront plus jamais enlevées. C'est donc, pour la plus grande consolation des affligés qu'il ajoute la particule :
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Le livre de la vie, c'est la prédestination, soit la prescience éternelle de DIEU, par laquelle Il a disposé Son royaume pour Ses élus, de toute éternité, d'une manière certaine et infaillible, selon les œuvres de chacun. Ainsi, telle est la promesse qu'il fait ici pour la consolation de Ses amis et des justes : Et Je n'effacerai point son nom du livre de la vie ; c'est-à-dire, qu'il restera inscrit comme héritier dans le testament de l'héritage éternel ; ce que personne ne lui enlèvera plus, dans les siècles des siècles.
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Et Je confesserai son nom devant Mon PÈRE et devant Ses anges
La confession du CHRIST sera le plus grand honneur des saints dans le ciel. Cette confession, qui est d'ailleurs souvent répétée chez les évangélistes, est ici promise à ceux qui auront confessé Son saint Nom sur la terre, et qui l'auront gardé non seulement de bouche, mais encore de cœur et en actions. Or, cette confession des hommes pour le saint Nom de JÉSUS devant le monde est tout-à-fait étrangère à la génération perverse de notre époque, car presque tous confessent de bouche qu'ils connaissent le CHRIST, et le renient par leurs actes. Mais cette confession du CHRIST devant son Père n'est promise ici qu'à Ses fidèles serviteurs, comme une récompense spéciale, comme un stimulant de Ses soldats à la victoire, et comme le plus grand honneur qu'Il leur réserve, d'être loués et confessés par Lui, même devant Son PÈRE le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, et en présence de millions d'anges et de tous les saints de DIEU.
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1 commentaire:

Mme Berthelage-Hervé a dit…

J'attends avec espoir le retour sur terre de Jésus-Christ-Dieu,j'ai confiance en lui,je crois en l'évangile,malgré toutes les souffrances que les gens mauvais m'infligent.Merci de m'avoir édifié en partageant votre savoir divin.Que Dieu vous bénisse.Cordialement. Madame Béatrice Berthelage-Hervé (née en 1962 à Paris)